
COUR D’APPEL
D’ANGERS – CHAMBRE CIVILE – 28/1/2004
Monsieur
B., lieutenant de louveterie, effectue une battue au renard, en
compagnie d’une vingtaine de chasseurs et de six chiens , à
proximité de la propriété de Monsieur L. éleveur de chevaux. Un
seul coup de feu a été tiré … et le renard tué.
Monsieur L.
assigne B. pour obtenir réparation du préjudice résultant des
blessures que se seraient faites, dans leur box, deux pur-sang
affolés par le bruit.
Le tribunal
avait considéré « que le fait pour B. de ne pas avoir prévenu
Monsieur L. de la battue et de l’avoir privé, ainsi, de la
possibilité de prendre des mesures propres à éviter le dommage,
par exemple en mettant les chevaux au pré, constituait une faute
de nature à engager sa responsabilité, sur le fondement de
l’Article 1382 du Code Civil. ».
La Cour,
saisie par le lieutenant, relève que l’Arrêté autorisant la
battue prévoyait une information 24 heures à l’avance du maire
et des propriétaires.
Les
magistrats considèrent que chaque propriétaire n’avait pas à
être informé individuellement. La Cour note également que les
boxes se trouvaient à 50 mètres de la route et que le coup de
feu a été tiré environ à 200 mètres.
Aucun
infraction ou faute civile ne pouvant être retenue, la Cour
réforme la décision et déboute la victime de l’ensemble de ses
demandes.
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