Insolites
Date: 26/05/2008
LES TONDEUSES A GAZON

Madame D., dans un élan de grande bonté, prête à V., son amie de 20 ans, deux adorables poneys, << pour rendre son gîte rural plus attrayant >>.

Cinq ans plus tard, fâchée pour des raisons certainement féminines, donc inexplicables, D. souhaite récupérer ses tondeuses à gazon. V. présente alors les factures de pension et de vétérinaire. Silence radio ...

D. obtient donc en Justice, la restitution de ses animaux, mais V. s'accroche à ses factures.

Dame prêteuse, drapée dans sa dignité, indiquait avoir les moyens et les compétences pour gérer ses poneys, alors que V. rappelait sournoisement, que son amie vivait des Restos du Coeur et du soutien de l'Association de Brigitte BARDOT et que les poneys avaient été une charge pour elle, sans aucune source déclarée ou occulte de revenus.

Le tribunal puis la Cour vont devoir analyser la situation juridique et après mûre(s) réflexion(s) considérer qu'il s'agissait d'un dépôt salarié.

L'amitié est donc irrévocablement noyée et D. va devoir alléger son compte en banque du coût des pensions.

( Cour d'appel d'Orléans - chambre civile -  26/05/2008 )

Patrick de Chessé, Claudine Eutedjian, Nathalie Moulinas

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