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 Chaque jour, dans cette rubrique, vous découvrez un nouveau texte, une nouvelle directive, un projet juridique, une modification de règlement ou la réponse à une question.

       

 

 

 J.O. du 25 juillet 2010

§    Décret n° 2010-864 du 23 juillet 2010 relatif à l'organisation économique dans le secteur de l'élevage équin

§    Décret n° 2010-865 du 23 juillet 2010 fixant les conditions de déclaration des détenteurs d'équidés et des lieux de stationnement

(30.07.2010)

 

 

 

régionalisation des tarifs de l'équarrissage

Question écrite n° 79952 - 13ème législature posée par M. Dumas William

publiée au JO le 08/06/2010

M. William Dumas attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les conséquences de la régionalisation des tarifs de l'équarrissage des équidés. Depuis le 6 avril 2010, les coûts de collecte fixés par les équarrisseurs sont très différents d'une région à l'autre. Cette décision inquiète fortement la filière de l'élevage équin du département du Gard, où les tarifs figurent parmi les plus élevés. Aussi il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures il compte prendre pour répondre aux inquiétudes des professionnels de cette filière.

 

Réponse du ministère : Alimentation, agriculture et pêche

parue au JO le 20/07/2010

Le service de l'équarrissage a été libéralisé à compter du 18 juillet 2009 pour l'ensemble des espèces animales, dont les équidés. Depuis cette date et conformément à la volonté du législateur, le service public de l'équarrissage (SPE) est maintenu seulement pour les cas d'urgence ou ceux relevant de l'intérêt général. Hormis pour le SPE, l'organisation de l'équarrissage des équidés a été confiée à la filière à qui il appartient, dans un cadre mutualisé, de négocier les tarifs et de conclure des contrats collectifs avec les entreprises d'équarrissage. Dans ce contexte, la filière a créé une association dénommée ATM Équidés-ANGEE (Association nationale de gestion de l'équarrissage des équidés) représentant une part prépondérante de l'effectif d'équidés détenus en France. En outre, les statuts de cette association prévoient la possibilité d'intégrer de nouveaux membres. L'objectif de cette association est d'optimiser le coût des opérations de collecte, de transformation et d'élimination des équidés morts, par la mutualisation des coûts entre ses adhérents. En tout état de cause, il importe de maintenir un niveau de sécurité sanitaire équivalent à celui du précédent régime public. Par ailleurs et à titre exceptionnel, l'État a décidé d'allouer une aide de 550 000 € à cette association, en soutien à son démarrage. Depuis le 6 avril 2010, cette association a modifié son dispositif de tarification afin de mieux prendre en considération les coûts de collecte fixés par les entreprises d'équarrissage, lesquels sont très différents d'une région, délimitée dans le cadre de l'équarrissage, à l'autre. En ce sens, ils sont plus élevés dans les régions où, comme celle incluant le département du Gard, la concentration des élevages est moins forte. Cette tarification régionalisée a été définie par cette association de façon à rester attractive par rapport aux tarifs pratiqués directement par les équarrisseurs.

 (30.07.2010)

 

 

 

SEVICES SEXUELS : J.O. du 17 juillet 2010

N° 2656 - Proposition de loi de Mme Muriel Marland-Militello visant à lutter contre la diffusion des images montrant des sévices sexuels commis sur des animaux

Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale

(30.07.2010)

 

 P.M.U. J.O. du 21 juillet 2010

56 Arrêté du 9 juillet 2010 modifiant l'arrêté du 13 septembre 1985 modifié portant règlement du pari mutuel

(21.07.2010)

 

 

 

IFCE :J.O. du 21 juillet 2010

90 Arrêté du 15 juillet 2010 portant nomination au conseil d'administration de l'Institut français du cheval et de l'équitation

92 Arrêté du 15 juillet 2010 portant nomination au conseil d'administration de l'Institut français du cheval et de l'équitation

(21.07.2010)

 

 

 

 PROTECTION PENALE : le débat commence.................!!!!

N° 2735 - Proposition de loi de Mme Muriel Marland-Militello visant à punir les sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité, sans exception

Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale

 (16.07.2010)

 

 

CONVENTION COLLECTIVE DU TRAVAIL : JO du 03 juillet 2010

Avis relatif à l'extension d'avenants à la convention collective nationale de travail concernant le personnel des centres équestres

(03.07.2010)

 

 

 CONCOURS POUR POULICHES  : JO du 02 juillet 2010

Arrêté du 24 juin 2010 relatif aux concours de sélection pour pouliches de 3 et 4 ans et chevaux entiers de 4, 5 et 6 ans inscrits au stud-book du trotteur français

 (02.07.2010)

 

STUD BOOK : JO du 30 JUIN 2010

Arrêté du 21 juin 2010 modifiant l'arrêté du 20 avril 2005 modifié portant approbation du règlement du stud-book français du cheval autre que pur-sang

(30.06.2010)

 

 

 

AMELIORATION GENETIQUE DES EQUIDES :  JO du 22 JUIN 2010

Arrêté du 11 juin 2010 fixant les conditions d'agrément des organismes de sélection pour intervenir dans la sélection et l'amélioration génétique des équidés

 (22.06.2010)

 

 

Prison ferme pour le faux véto

Monsieur X. retraité exerçait illégalement, depuis plus de six ans, la profession de vétérinaire, délivrant des médicaments et pratiquant des opérations de chirurgie. Il a  été condamné par le Tribunal Correctionnel de Draguignan, à 18 mois de prison ferme.

Titulaire d'un bac littéraire et d'un BTS option élevage, le prévenu avait reconnu les faits, évoquant " l'osmose " dans la mesure où il avait toujours baigné dans la profession, cinq membres de sa famille étant vétérinaires...

(Tribunal Correctionnel de Draguignan, 14 juin 2010 )

(17.06.2010)

 

 

 

 

Construction d'une maison d'habitation en zone agricole :

Ceux qui souhaitent créer un établissement équestre, rêvent de pouvoir vivre sur place.  Les possibilités de construire en zone agricole sont limitées aux seules constructions ou installations nécessaires à l'exploitation. Ces possibilités concernent donc les bâtiments à destination d'habitation des exploitants, dont la présence sur le site est indispensable à l'exercice de leurs activités.

La jurisprudence reconnaît à notre activité la nécessité d'une présence permanente (cf. la rubrique "jurisprudence" du Site).

 (04.06.2010)

 

 

 

HALTE AU RENVERSEMENT DE TRACTEUR

Plus de 70 morts en trois ans ...

Le Ministère de l'Agriculture et la M.S.A. vont lancer une campagne choc : un fauteuil roulant avec deux roues de tracteur et un tracteur avec une couronne mortuaire à la place des roues arrière, pour provoquer une prise de conscience.....

Une loi impose depuis le 1/1/2010, l'obligation pour les agriculteurs d'équiper tous les tracteurs d'un arceau de sécurité.

La M.S.A. va s'intéresser également à la mise au point d'un système anti-renversement pour les quads qui dans les exploitations agricoles, sont utilisés à 50 % du temps pour les travaux, l'autre moitié étant réservée aux loisirs.

(31.05.2010)

 

 

LE CERTIFICAT MEDICAL

 Question N° : 63453 de M. Éric Straumann

Question publiée au JO le : 10/11/2009 page : 10580    Réponse publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5377

Texte de la question

M. Éric Straumann interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur le problème récurrent de l'établissement des certificats médicaux de non contre-indication à la pratique sportive (scolaire ou fédérale). Cette visite chez le docteur est payante et non remboursée. Cela ne va-t-il pas à l'encontre des campagnes d'encouragement à la pratique de l'exercice physique et à une bonne politique de santé publique ? De plus, les jeunes et les familles modestes s'en trouvent pénalisés. Est-il donc envisageable de prévoir des structures de contrôles gratuites (mission de la médecine scolaire par exemple) ou de créer un "forfait annuel" auprès du médecin traitant ? Ce pourrait être un investissement rentable pour notre système d'assurance santé. Il lui demande ainsi son sentiment sur cette question ce qu'elle envisage de faire à ce sujet.

 Réponse :

Le domaine de prise en charge de l'assurance maladie est défini à l'article L. 321-1 du code de la sécurité sociale et ne permet pas d'inclure dans ce champ les actes se bornant à constater un état pathologique, comme l'a d'ailleurs clairement confirmé le Conseil constitutionnel au point 13 de sa décision n° 2003-486 DC du 11 décembre 2003. Cette limite aux activités de soins ou de prévention est fondamentale en ce qu'elle est intimement liée à la mission de l'assurance maladie qui est de garantir l'accès aux soins à l'ensemble de la population et son maintien en bonne santé. Un assuré ne saurait prétendre au remboursement par la sécurité sociale de consultations médicales ayant pour objet de satisfaire à une obligation administrative dans le but d'exercer une activité ou de bénéficier d'une autorisation ou d'un droit. Les divers certificats réalisés par les praticiens ne donnent donc pas lieu à prise en charge, puisqu'ils ne relèvent pas de l'activité de soins. Toutefois, conscient des problèmes induits par ces contraintes administratives et soucieux de libérer du temps médical, le ministère de la santé et des sports a, dès 2007, initié un programme de simplification des charges administratives pour l'exercice libéral. Ce programme a été confié à la direction de la sécurité sociale qui a engagé, en partenariat avec le Conseil national de l'ordre des médecins, un important travail interministériel. Concernant plus particulièrement les certificats médicaux de non-contre-indication à la pratique sportive, la direction des sports avait inscrit cette problématique à la commission « sport et santé » dirigée par le professeur Jean-François Toussaint en 2009. Les conclusions de cette commission constituent une base de réflexions en vue d'une rationalisation de ces certificats. Par ailleurs, un groupe de travail, mis en place par le ministère de la santé et des sports, réfléchit aux évolutions à apporter aux dispositions du code du sport relatives au certificat médical de non-contre-indication à la pratique sportive, en collaboration étroite avec la Haute Autorité de santé, qui a également été sollicitée en vue de produire une recommandation professionnelle sur la réalisation dudit certificat médical. Cet avis devrait être rendu dans le courant de l'année 2010.

 (13.05.2010)

 

 

LA RGPP EN 2010

Question N° : 72943 de M. Michel Zumkeller

Question publiée au JO le : 02/03/2010 page : 2225     Réponse publiée au JO le : 20/04/2010 page : 4473

 

M. Michel Zumkeller interroge M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche pour connaître les mesures qui vont être prises, dans le cadre de l'application de la révision générale des politiques publiques (RGPP), durant l'année 2010.

réponse

En 2010, le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche poursuit l'action entreprise dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), sur la dynamique et les trajectoires arrêtées antérieurement. Il s'agit d'assurer la consolidation des réformes réalisées ou en passe d'aboutir, d'en prolonger les axes majeurs et de dégager des pistes complémentaires de nature à en renforcer l'impact. En particulier, le ministère continuera à contribuer à la réussite de la réforme des services de l'administration territoriale de l'État, notamment en participant activement au dispositif d'accompagnement des nouvelles directions départementales interministérielles. Le ministère poursuit par ailleurs les grands chantiers de réforme de ses opérateurs : 1. l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE), fruit de la restructuration des Haras nationaux et de l'École nationale de l'équitation, a vu le jour le 1er février 2010 ; la dynamisation économique de la génétique équine sera conduite avec les moyens de l'ensemble des partenaires publics et privés au sein d'une nouvelle structure, France Haras ; Ceci répond à la nécessité de recentrer l'intervention de l'État sur les missions de service public de la filière équine et de permettre aux professionnels de s'impliquer plus fortement dans les activités d'amélioration génétique et du domaine concurrentiel. La rédaction d'un contrat d'objectifs et de moyens et celle d'une convention préciseront les axes et modalités d'interventions de ces deux entités. 2…………


(01.05.2010)
 

 

EQUARRISSAGE :

Question N° : 74330 de M. Olivier Dussopt

Question publiée au JO le : 23/03/2010 page : 3211   Réponse publiée au JO le : 27/04/2010 page : 4673

 

M. Olivier Dussopt attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les conséquences de la réforme du service public d'équarrissage. Afin de mettre notre dispositif national en conformité avec les règles de financement définies par l'Union européenne, le Gouvernement a décidé de réduire le périmètre du service public à la stricte activité d'équarrissage concernant les cas d'urgence ou relevant de l'intérêt général. Cette décision inquiète fortement les éleveurs de chevaux de trait de l'Ardèche. En effet, la réduction importante des crédits d'État dans le dispositif de service public d'équarrissage fragilise une filière déjà en proie à de nombreuses difficultés. La participation financière, sous forme de forfaits variables selon les secteurs et la période, représente un obstacle fort au développement de l'élevage équin et plus particulièrement celui concernant les chevaux de trait. Par ailleurs, ce désengagement pose la question de la sécurité sanitaire sur les départements concernés. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu'il compte prendre pour répondre aux inquiétudes légitimes des professionnels de cette filière.

 réponse

Le service de l'équarrissage a été libéralisé à compter du 18 juillet 2009 pour l'ensemble des espèces animales, dont les équidés. Depuis cette date et conformément à la volonté du législateur, le service public de l'équarrissage (SPE) est maintenu seulement pour les cas d'urgence ou ceux relevant de l'intérêt général. Hormis pour le SPE, l'organisation de l'équarrissage des équidés a été confiée à la filière à qui il appartient, dans un cadre mutualisé, de négocier les tarifs et de conclure des contrats collectifs avec les entreprises d'équarrissage. Dans ce contexte, la filière a créé une association dénommée ATM Equidés - ANGEE (Association nationale de gestion de l'équarrissage des équidés) représentant une part prépondérante de l'effectif d'équidés détenus en France, dont les races de chevaux de trait. En outre, les statuts de cette association prévoient la possibilité d'intégrer de nouveaux membres. L'objectif de cette association est d'optimiser le coût des opérations de collecte, de transformation et d'élimination des équidés morts, par la mutualisation des coûts entre ses adhérents. En tout état de cause, il importe de maintenir un niveau de sécurité sanitaire équivalent à celui du précédent régime public. Le dispositif de tarification en vigueur, mis en oeuvre dans l'urgence par ladite association, est susceptible d'évoluer prochainement dans un sens plus favorable aux détenteurs d'équidés morts. Par ailleurs et à titre exceptionnel, l'État a décidé d'allouer une aide de 550 000 EUR à cette association, en soutien à son démarrage.

 (29.04.2010)

 

 

 

SITUATION DE L'ELEVAGE EQUIN :

 

Question N° : 71265 de M. Michel Hunault

Question publiée au JO le : 16/02/2010 page : 1540  Réponse publiée au JO le : 27/04/2010 page : 4665

 

M. Michel Hunault attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la situation de l'élevage équin. Il lui demande de préciser les aides consacrés au secteur de l'élevage équin et plus précisément les aides destinées au soutien de l'élevage du cheval breton dans une exigence de pérennisation de cette tradition de l'élevage.

réponse

Le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche apporte une attention particulière à la filière de l'élevage équin et entend intervenir en utilisant l'ensemble des moyens dont il dispose. Dans un contexte budgétaire difficile, la réforme du dispositif des encouragements a permis de maintenir les aides à la filière pour l'élevage à un niveau proche de 2009 : subventions aux associations nationales de race agréées (dont le trait breton), subvention pour les concours d'élevage de races de chevaux de trait (dont le trait breton)... Les éleveurs de chevaux de trait peuvent également bénéficier de la prime aux races menacées d'extinction, intégrée au programme de développement rural hexagonal. Chaque région décide d'ouvrir ou non ce dispositif en fonction des priorités locales. D'autre part, les équidés sont désormais intégrés dans le dispositif de soutien pour les surfaces en herbe exploitées par des éleveurs et, dans le calcul des droits à paiement unique, au même titre que les bovins ou les ovins. Enfin, le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche est attaché à une structuration plus forte des acteurs de la filière, conduisant à une mutualisation des actions et, de ce fait, à une économie de moyens.

 (29.04.2010)

 

 

 

Quoi de neuf sur la T.V.A.

 

La Cour de Justice a convoqué du beau monde. L'Autriche, les Pays-Bas, l'Allemagne, le Luxembourg et la France se voient contester leur niveau de T.V.A. sur les ventes d'équidés.

Espérons que chaque gouvernement présentera un argumentaire béton, pour justifier l'application du taux réduit.

 (10.04.2010)

 

 

 

La garantie de deux ans est-elle réaliste ?

 

Quel professionnel peut se permettre de geler comptablement le prix de vente, pendant deux ans, pour satisfaire à une éventuelle obligation de remboursement ?

Faut-il sortir les animaux du cadre de cette loi ?

Peut-on considérer que le "bien de consommation" n'est plus neuf, dès qu'il sort de l'élevage ?

Faut-il sortir du texte tous les animaux quelle que soit leur destination ?

Interrogée par l'Allemagne, la Commission Européenne ... réfléchit.

 (10.04.2010)

 

 

STUD BOOK  : J.O. du 03 avril  2010

 

§         Arrêté du 26 mars 2010 modifiant l'arrêté du 30 juin 2003 modifié portant approbation du règlement du stud-book du cheval castillonnais

§         Arrêté du 26 mars 2010 modifiant l'arrêté du 7 janvier 2010 modifiant l'arrêté du 14 novembre 2002 portant approbation du règlement du stud-book du trait ardennais

( 03.04.2010)

 

 

COURSES : J.O. du 30 mars 2010

 

Arrêté du 17 mars 2010 portant extension d'avenants à la convention collective nationale de travail concernant les établissements d'entraînement de chevaux de courses au galop (n° 7014)

(30.03.2010)

 

 

LE CHEVAL : MOYEN D'INSERTION

Question N° : 64846 de M. Jean-Frédéric Poisson

Question publiée au JO le : 24/11/2009 page : 11109     Réponse publiée au JO le : 23/03/2010 page : 3467

Texte de la question

M. Jean-Frédéric Poisson interroge Mme la secrétaire d'État chargée des sports sur la promotion de l'équitation. Effectivement, la France s'est encore récemment distinguée dans ce noble sport porteur de valeurs et qui s'illustre régulièrement en compétition depuis les Jeux olympiques de 1912. La pratique de l'équitation à tous niveaux révèle de multiples vertus, et se révèle même un moyen d'insertion efficace pour les personnes en difficulté sociale ou physique. C'est la raison pour laquelle il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de promouvoir la pratique du cheval comme moyen d'insertion.

Texte de la réponse

L'article L. 100-1 du code du sport affirme la place centrale occupée par les activités physiques et sportives dans la société. L'équitation et notamment la pratique du cheval sont des moyens d'insertion. Le secrétariat d'État aux sports a instauré une politique de valorisation de la fonction sociale et éducative des fédérations sportives au niveau national et des ligues, clubs et comités au niveau local. Ce dispositif de soutien et d'accompagnement de l'État ne peut s'appuyer que sur les stratégies mises en place et développées par les fédérations en matière d'insertion et de cohésion sociale. En 2009, 1 925 980 EUR ont été distribués aux clubs et organes déconcentrés de la Fédération française d'équitation au titre de la part territoriale du Centre national pour le développement du sport (CNDS), dont 45 % sont centrés sur des actions en lien avec l'éducation et l'insertion par le sport. Le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche joue également un rôle dans l'animation de l'ensemble des activités hippiques. Les Haras nationaux, établissement public administratif, ont animé et valorisé, ces dernières années, le patrimoine existant et proposaient, dans ce cadre, des activités pédagogiques d'éducation et d'insertion par le cheval. Ils ont engagé des partenariats avec les services du ministère de la justice, que ce soit la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (actions renforçant le rôle socio-éducatif du cheval auprès des mineurs et jeunes majeurs en mandat judiciaire), ou la direction de l'administration pénitentiaire (expérimentation de réinsertion de détenus avec les chevaux). La création par décret n 2010-90 de l'Institut français du cheval et de l'équitation issu du regroupement des Haras nationaux et de l'École nationale d'équitation devrait permettre de poursuivre, voire de renforcer ces activités d'éducation et d'insertion.

(25.03.2010) 

 

 

 

STUD BOOK : J.O. du 25 mars 2010

Arrêté du 17 mars 2010 modifiant l'arrêté du 30 juin 2003 modifié portant approbation du règlement du stud-book du cheval Camargue

(25.03.2010)

 

 

 

 LA CHASSE  A COURRE :  danger ????????????

 Question N° : 74372 de Mme Maryse Joissains-Masini Question publiée au JO le : 23/03/2010 page : 3211

Texte de la question

Mme Maryse Joissains-Masini attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les nombreux incidents provoqués par la chasse à courre et mettant en danger les biens et la vie d'autrui. Il conviendrait que les chasseurs à courre soient soumis aux mêmes règles de sécurité que les chasseurs à tir et qu'il leur soit formellement interdit, sous peine de sanctions pénales, de sortir ou de faire sortir leurs chiens de leur domaine d'adjudication. L'argument de l'atteinte au droit privé pourrait être opposé. Elle demande s'il ne pense pas que cet argument ne peut être retenu dès lors que l'atteinte portée au droit des propriétaires d'autoriser la chasse sur leurs terres ne vise que la seule pratique de la chasse à courre et n'apparaît pas disproportionnée, par rapport aux motifs constitutionnels d'intérêt général, concernant le respect de l'ordre public et la sécurité des personnes et des biens.

 (24.03.2010)

 

 

 

HARAS NATIONAUX :

Question N° : 66441 de M. Henri Jibrayel

Question publiée au JO le : 15/12/2009 page : 11944     Réponse publiée au JO le : 23/03/2010 page : 3468

Texte de la question

M. Henri Jibrayel attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée des sports sur la situation particulièrement critique des Haras nationaux. Aujourd'hui la filière équine représente près de 70 000 emplois, 45 000 éleveurs, 560 000 cavaliers et environ 2 millions de chevaux enregistrés dans 52 races différentes. Des dizaines de fédérations, de sociétés, d'associations régionales et départementales d'éleveurs participent à l'organisation du fonctionnement de cette filière. Leurs différentes disciplines et activités sur le thème du « cheval » ne leur permettent pas de s'associer en interprofessions comme dans d'autres activités agricoles, sportives et de loisirs. Jusqu'à ce jour, les Haras nationaux réalisaient ce lien entre toutes les familles de la filière. Ils permettaient de réguler cette filière en favorisant la structuration et la cohésion du secteur cheval par des missions de service public, en tant qu'acteur du développement local sur tout le territoire. Les rapports, produits par la commission des finances et la commission cheval du Sénat, concluent à un réel effort effectué d'ores et déjà par cet établissement. Mais la réforme engagée par la RGPP va déstabiliser une grande partie de cette filière. En effet, cette réforme conduit à faire des économies en réduisant la subvention d'encouragement à la filière. Sous prétexte de concurrence déloyale dans un secteur dit concurrentiel, l'étalonnage public et l'identification de terrain effectués par les Haras nationaux ne seraient plus dans les missions de cet établissement et profiteraient désormais à un nombre limité d'entités privées ou quelques personnalités. Les conséquences sur les personnels sont elles aussi particulièrement importantes ; c'est la raison pour laquelle il lui demande ce qu'elle compte faire pour reconsidérer l'avenir des Haras nationaux.

Texte de la réponse

Dans le cadre des mesures liées à la révision générale des politiques publiques (RGPP), en vue de la restructuration du réseau des établissements publics nationaux, l'opportunité d'un rapprochement entre les Haras nationaux et l'École nationale d'équitation (ENE) a été prescrite par le comité de modernisation des politiques publiques. L'avenir des Haras nationaux, leur personnel et l'évolution des missions qui leur sont dévolues, relèvent de la compétence du ministère chargé de l'agriculture en qualité de ministère de tutelle des Haras nationaux. Toutefois, la réforme engagée concernant les haras nationaux et l'École nationale d'équitation se traduit par la création le 1er février 2010 d'une entité unique, « l'Institut français du cheval et de l'équitation », dont le siège est situé à Saumur. Ceci permet en effet de mieux exploiter les synergies entre ces deux établissements (décret n 2009-90 du 22 janvier 2010). La mise en oeuvre de cette réforme a été examinée par l'ensemble des parties prenantes de la filière du cheval et de l'équitation. Il convient de noter principalement que l'activité de cet établissement est essentiellement recentrée sur des missions de service public. Celles qui relevaient du secteur concurrentiel, auparavant conduites par les Haras nationaux, seront transférées prochainement dans une autre structure, probablement un groupement d'intérêt public (GIP). Toutes les missions actuelles de l'ENE (formation, sport de haut niveau, promotion de l'art équestre français) sont confirmées ; la direction de l'établissement sera assurée par un directeur général, assisté d'un directeur général adjoint chargé de la formation et de la promotion de l'équitation de haut niveau et de l'écuyer en chef, responsable technique du cadre noir.

 (24.03.2010)

 

 

DIVAGATION : 

Question N° : 45876 de M. André Chassaigne

Question publiée au JO le : 07/04/2009 page : 3210    Réponse publiée au JO le : 23/03/2010 page : 3414

Texte de la question

M. André Chassaigne attire l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le cadre réglementaire de lutte contre la divagation des animaux. Dans les zones rurales, les élus et la population sont souvent confrontés à des nuisances provoquées par la divagation d'animaux domestiques ou d'élevage. Dans le cas des chiens et chats errants, la commune est censée les placer en fourrière ou dans un « lieu de dépôt approprié ». Or de nombreuses communes ne disposent pas de tels lieux, comme l'a confirmé la réponse à la question écrite n° 12444 du 10 mars 2009. Pour la divagation du bétail, les outils réglementaires à la disposition du maire sont très limités. En outre, les plaintes adressées au procureur de la République sont rarement suivies de décisions appropriées, ce qui n'est pas pour dissuader les propriétaires de prendre les mesures nécessaires. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir si elle compte faire évoluer la réglementation dans ce domaine, de manière à éviter les nuisances diverses et les mises en danger des personnes et des biens par des animaux en divagation.

Texte de la réponse

À titre préalable, concernant les chiens et chats errants, la réponse à la question écrite n° 12444 du 10 mars 2009 évoquée par l'honorable parlementaire rappelle que pourrait être encouragée, notamment en ce qui concerne les communautés d'agglomération et les communautés de communes, la démarche visant à la réalisation de fourrières intercommunales, au titre des compétences facultatives que ces établissements publics peuvent mettre en oeuvre. De manière générale, il convient de rappeler que le code civil dispose, en son article 1385, que le propriétaire d'un animal ou celui qui en a l'usage est responsable du dommage causé par ledit animal « soit que l'animal fût sous sa garde, soit qu'il fût égaré ou échappé ». Ainsi, pour la divagation du bétail, l'article R. 622-2 du code pénal punit le fait, par le gardien d'un animal susceptible de présenter un danger pour les personnes, de laisser divaguer cet animal. L'amende est celle prévue pour les contraventions de la 2e classe. En outre, l'article L. 211-20 du code rural dispose : « Lorsque des animaux errants sans détenteur, ou dont le détenteur refuse de se faire connaître, sont trouvés pacageant sur des terrains appartenant à autrui, sur les accotements ou dépendances des routes, canaux, chemins ou sur des terrains communaux, le propriétaire lésé, ou son représentant, a le droit de les conduire ou de les faire conduire immédiatement au lieu de dépôt désigné par l'autorité municipale ». Le maire donne avis au propriétaire ou au détenteur des animaux des dispositions mises en oeuvre. Si les animaux ne sont pas réclamés, ils sont considérés comme abandonnés et le maire peut faire procéder à leur euthanasie, à leur vente, ou conformément aux dispositions de l'article L. 211-1, ou à leur cession, à titre gratuit, à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée. Les frais résultant de l'ensemble des mesures prises sont mis à la charge du propriétaire ou du détenteur des animaux. Si le propriétaire ou le détenteur des animaux demeure inconnu, le maire autorise le gestionnaire du lieu de dépôt à prendre l'une des mesures énumérées ci-dessus.

(24.03.2010)

 

 

 

PROPOSITION DE LOI   visant à moderniser le droit de la chasse

 

M.Pierre MARTIN, Sénateur vient de déposer une proposition de loi, enregistrée au Sénat le 15 mars 2010 visant à moderniser le droit de la chasse. Il s’intéresse à la chasse à courre :
 

« Article 8 - Observatoire national de la délinquance et défense de la « cause animale »

Depuis quelques années, on constate un accroissement du nombre d'exactions commises par des ultras de la « cause animale ». Ces exactions sont fort diverses (dégradation de magasins de fourrure, de cirque, « libération » de visons d'élevage, vandalisme contre des boucheries hippophagiques ou des élevages...). Une des actions les plus fréquentes dans ce registre consiste à perturber le déroulement des chasses à courre : entre janvier 2007 et mars 2009, 18 opérations de sabotage ont été recensées.

Une solution a été trouvée pour qualifier juridiquement cette forme d'obstruction. Celle du décret visant à sanctionner « les actes délibérés et concertés d'obstruction à une activité en relation avec la chasse ». Un projet de décret a donc été soumis par le Gouvernement au Conseil d'État qui lui a réservé un avis favorable en juillet 2009. Depuis cette date et malgré des engagements répétés du Gouvernement depuis le vote de la loi du 31 décembre 2008, le texte tarde à être publié. Selon le sénateur Ladislas PONIATOWSKI, dans une question écrite posée à M. le Premier ministre (J.O. Sénat, 10 décembre 2009, Question écrite n° 11255) : « Ce projet de décret a été soumis au Conseil d'État et il n'y manque plus que la signature du ministre compétent sans cesse reportée. Ce retard est inexplicable et constitue un sujet d'inquiétude non seulement pour le monde de la chasse tout entier, au-delà de la vénerie, mais également pour toutes les autres activités victimes des exactions des extrémistes de la cause animale. Certains estiment que ce retard revient, pour partie, à cautionner cette violence, ce qui ne serait guère admissible dans un État de droit. Il lui demande donc de faire respecter la parole du Gouvernement en publiant le décret créant une contravention pour obstruction à un acte de chasse. »

La question des exactions commises par les activistes de la cause animale est devenue d'une importance justifiant que l'Observatoire national de la délinquance (O.N.D.) s'y intéresse et les repère statistiquement. Cet observatoire, qui constitue un service de l'I.N.H.E.S. (Institut national des hautes études de sécurité), est un remarquable outil de mesure et d'analyse de toutes les formes de délinquance en France. Dans son dernier rapport, il a notamment publié une première étude sur les « éléments de connaissance des infractions au droit de l'environnement » qui apporte des informations particulièrement pertinentes en matière de chasse.

L'I.N.H.E.S. étant un établissement public, il ne peut recevoir d'injonction du Parlement par voie législative. L'objet de cet article est donc de demander au Gouvernement de faire rapport au Parlement sur la possibilité pour l'O.N.D. de suivre spécifiquement les crimes et délits commis par les activistes de la cause animale et revendiqués comme tels, en collationnant de manière régulière les statistiques et les études sur ce phénomène inquiétant.  »

(19.03.2010)

 

 

 

STUD BOOK :J.O. du 13 mars 2010

Arrêté du 5 mars 2010 modifiant l'arrêté du 30 juin 2003 modifié portant approbation du règlement du stud-book français du poney Connemara 

(13.03.2010)

 

 

 

Quoi de neuf à la FIVAL ?

 

Le Ministère de l'Agriculture - Sous Direction du Développement Rural et de Cheval - répond le 19 février 2010 à la Présidente de l'Organisation Générale des Consommateurs :

" Je tiens, tout d'abord à préciser, que si la FIVAL est une interprofession agricole reconnue, ses accords ne sont plus étendus depuis fin 2008, ce qui ôte le caractère obligatoire des contributions qui pourraient être demandées postérieurement à cette date.

Je tiens à ajouter que j'ai demandé à la FIVAL de produire les décisions de ses instances dirigeantes, afin que soit clairement annoncée l'utilisation des sommes qui seraient prélevées. Je n'ai rien reçu, à ce jour, aucun compte-rendu, ni même celui qui donnerait acte de renouvellement des administrateurs qui a du avoir lieu il y a environ un an.

 Enfin, je précise à toutes fins utiles, qu'est considérée comme professionnel, toute personne tirant d'une activité de manière habituelle, des revenus".

(10.03.2010)

 

 

 

Carte professionnelle de marchand de chevaux

 

La Chambre Syndicale s'inquiète de l'augmentation du nombre "des vendeurs amateurs" et souhaite la reconnaissance d'un statut professionnel.

 Par lettre en date du 1 er mars 2010, (curieusement datée 1 er mars 2009), Monsieur le Ministre se dit "prêt à vous accompagner dans cette démarche et à appuyer tout ce qui pourrait contribuer à supprimer tout commerce parallèle" et désigne une chargée de mission, en la personne de Madame Caroline LE POULTIER, chargée des filières animales.

(10.03.2010)

 

 

 

fermes équestres. statut juridique

 

Question N° : 70589 de M. Philippe Folliot

Question publiée au JO le : 09/02/2010 page : 1245    Réponse publiée au JO le : 02/03/2010 page : 2355

M. Philippe Folliot interroge M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la situation des fermes équestres. En effet, bien que la loi du 23 février 2005 ait à juste titre clarifié le statut juridique de cette activité, la profession, qui regroupe aujourd'hui plus de 6 000 personnes, éprouve de vives inquiétudes quant à la pérennisation du taux actuel de TVA réduit, mais aussi quant à l'évolution des critères d'éligibilité aux indemnités compensatoires de handicaps naturels ou à la dotation jeunes agriculteurs. Par conséquent, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en oeuvre à ce sujet.

Réponse :

La filière équine française présente des caractéristiques diverses. Le nombre d'emplois est en progression constante et atteint actuellement le chiffre de 76 000. Cette activité peut être également conduite à titre amateur. Cela place les transactions éventuelles dans des situations différentes selon qu'elles relèvent de l'acte professionnel ou d'un renouvellement effectué à titre personnel, mais toutes deux s'inscrivent dans la définition habituelle de l'acte marchand dans le domaine fiscal et doivent donc être traitées comme tel. Concernant la TVA, la Commission européenne conteste l'application par la France du taux réduit de TVA de 5,50 % prévu par l'article 278 bis (3°) du code général des impôts aux opérations concernant certains animaux vivants, en particulier les chevaux, et l'application du taux réduit de 2,10 % prévue à l'article 281 sexies du même code aux ventes d'animaux vivants de boucherie et de charcuterie, notamment les chevaux de grande valeur, faites à des personnes non assujetties à cette taxe. La France défend la conformité de sa législation avec la réglementation issue de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de TVA, et notamment les points 1 et 11 de l'annexe III à cette directive, laquelle donne la liste des livraisons de biens et des prestations de services auxquelles un taux réduit de TVA peut être appliqué. La France considère que la livraison d'un bien tel qu'un cheval est régulièrement soumise aux taux réduit de la TVA, et ce conformément à la législation communautaire, pour autant qu'il est normalement utilisé dans la production agricole (culture, élevage, sylviculture et pêche) ou qu'il est destiné à être utilisé en tant que denrée alimentaire. Par ailleurs, les prestations de services telles que les opérations de monte ou de saillie et les prises en pension de chevaux effectuées dans le cycle de croissance de l'animal, sont également régulièrement soumises au taux réduit de la taxe dès lors qu'elles s'inscrivent normalement dans la production agricole. L'application d'un taux de TVA réduit pour les opérations précitées va de pair avec la reconnaissance, par la loi du 23 février 2005, du caractère agricole des activités de préparation et d'entraînement des équidés domestiques en vue de leur exploitation. Ces dispositions étant de nature à entretenir la santé de la filière ainsi que la vitalité des zones rurales, elles restent maintenues. En ce qui concerne les indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN) les éleveurs détenant exclusivement des équidés sont éligibles sous réserve qu'ils produisent des biens agricoles (obligation communautaire). L'existence d'une production agricole est établie par la détention, soit d'animaux qui ont participé à la reproduction dans les douze derniers mois, soit d'animaux âgés de 3 ans et moins. L'arrêté interministériel du 26 juillet 2005 détaille ces conditions. Enfin, il convient de noter que les conditions d'éligibilité aux aides à l'installation n'ont pas de caractère particulier en ce qui concerne les agriculteurs du domaine équin et répondent donc aux critères généraux établis.

(03.03.2010)

 

 

 

maltraitance et trafic

 

Question N° : 68722 de Mme Arlette Grosskost

Question publiée au JO le : 19/01/2010 page : 448    Réponse publiée au JO le : 02/03/2010 page : 2347

 

Mme Arlette Grosskost attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les difficultés rencontrées par les autorités publiques pour faire cesser les cas de maltraitance de chevaux. Par exemple, le fait de ne pas parer les pieds d'un cheval ou de le laisser à l'abandon sans lui apporter de nourriture peut être qualifié de maltraitance. Lorsque le dialogue avec le propriétaire ne s'avère pas suffisant pour remédier à la situation, les maires dont les pouvoirs sont limités aux questions de salubrité ou aux cas de divagation sont impuissants à garantir la protection de ces animaux. Ils n'ont, en particulier, pas la compétence judiciaire pour retirer les animaux victimes de mauvais traitements. Elle souligne également le caractère peu dissuasif des sanctions encourues. En application du code pénal, de tels actes peuvent être qualifiés de délits ou de contraventions selon que les faits sont constitutifs de sévices graves, de mauvais traitements, de mort ou de blessure par négligence ou encore de mise à mort volontaire. Mais, faute d'une distinction précise entre mauvais traitements et actes de cruauté, le procureur de la République retient souvent la qualification la moins sévère et les tribunaux ne condamnent généralement les propriétaires qu'à une contravention de quatrième classe (750 euros au plus), peu dissuasive. Elle souhaiterait donc savoir s'il serait favorable à une évolution de la législation afin de mieux protéger ces animaux et de sanctionner plus lourdement les propriétaires indignes.

Réponse :

La France s'est dotée, depuis l'année 1976, d'un dispositif législatif et réglementaire important en matière de protection animale, qui est réexaminé et modifié régulièrement, en fonction des connaissances scientifiques et des textes communautaires. Le code rural considère l'animal comme un être sensible et interdit l'exercice de mauvais traitements envers les animaux domestiques ou sauvages, apprivoisés ou tenus en captivité. Le propriétaire d'un animal doit le placer dans des conditions compatibles avec ses impératifs biologiques. Le contrôle de l'application des textes relatifs à la santé et à la protection animale est assuré notamment par les directions départementales en charge de la protection des populations (DDPP), qui exercent des missions d'inspection sur l'ensemble des activités liées aux animaux, qu'ils soient de compagnie ou d'élevage. Des procès-verbaux sont dressés en cas de constatation d'infractions. Le rôle des associations de protection des animaux est également particulièrement important car elles peuvent se porter parties civiles pour toute affaire de mauvais traitements envers les animaux. L'article R. 653-1 du code pénal punit d'une contravention de la 3e classe le fait d'occasionner, par négligence, la blessure d'un animal domestique. Il permet également au juge de proximité de prononcer une peine complémentaire de remise de l'animal à une oeuvre de protection animale, qui pourra librement en disposer. Les infractions intentionnelles, c'est-à-dire les mauvais traitements, sont punies par une contravention de la 4e classe en vertu de l'article R. 654-1 du code pénal. Les sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux sont considérés comme des délits, et réprimés par des peines pouvant aller jusqu'à 30 000 euros d'amende et deux ans de prison. En cas de sévices graves ou d'actes de cruauté envers les animaux, une interdiction temporaire ou définitive de détention d'un animal peut également être prononcée par le tribunal. Pour orienter les éventuelles poursuites pénales, les magistrats du parquet doivent nécessairement déterminer si les faits constituent un délit ou une contravention en appréciant le degré de gravité de la maltraitance infligée aux animaux. Il convient de noter que les contraventions peuvent s'appliquer à chaque animal concerné, et les montants financiers en jeu peuvent alors s'avérer beaucoup plus importants, notamment s'il s'agit d'animaux d'élevage maintenus en troupeaux. Par une circulaire du 16 mai 2005 relative à la politique pénale pour la répression des atteintes commises à l'encontre des animaux, la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la justice et des libertés a appelé les procureurs de la République à apporter une réponse pénale efficace et dissuasive aux différentes atteintes portées à l'animal et à organiser des actions concertées avec les services de l'État disposant de prérogatives en matière de recherche et de constatation des infractions du code rural relatives à la protection animale. Le préfet dispose par ailleurs de prérogatives étendues sur la protection des animaux, et peut faire prendre les mesures nécessaires pour éviter la souffrance des animaux, et ce aux frais du propriétaire. Enfin, la saisie en urgence d'animaux par les agents des DDPP est possible en vertu de l'article L. 214-23 du code rural. Compte tenu de ce qui précède, il n'apparaît pas nécessaire de modifier l'arsenal législatif et réglementaire existant.

 (03.03.2010)

 

 

 

construction. réglementation

 

Question N° : 68199 de M. Éric Straumann

Question publiée au JO le : 05/01/2010 page : 12    Réponse publiée au JO le : 02/03/2010 page : 2346

 

M. Éric Straumann interroge M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les règles applicables dans le Haut-Rhin pour réaliser des hangars agricole en zone agricole (dite "zone A"). Il semblerait exister un lien entre la taille du hangar et la surface exploitée. Mais il faut également, et obligatoirement, que le demandeur démontre clairement que la construction qu'il envisage de réaliser sur le terrain est absolument nécessaire à son activité agricole. Ces règles ne semblent par ailleurs pas forcément identiques dans tous les départements et sont visiblement plus souples dans le département voisin du Bas-Rhin. Aussi lui demande-t-il, premièrement, les critères retenus par la direction départementale de l'agriculture pour apprécier cette nécessité d'activité agricole et, deuxièmement, si une coopérative d'utilisation de matériel agricole (CUMA) peut construire un hangar en zone A, à quelles conditions, et comment la nécessité de l'activité agricole s'applique pour cette entité.

  réponse :

L'article R. 123-7 du code de l'urbanisme interdit toutes les constructions en zone agricole dite A des plans locaux d'urbanisme (PLU), à l'exception de celles qui sont nécessaires à l'exploitation agricole. Dans les communes dotées d'un tel document d'urbanisme, la compétence pour les autorisations au titre de l'urbanisme appartient au maire. Chargée de mettre en oeuvre la politique du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche qui vise à limiter les usages non agricoles des espaces agricoles, la direction départementale des territoires est consultée sur les demandes de permis de construire en zone agricole. À ce titre, elle doit juger du caractère de nécessité pour l'exploitation agricole des constructions envisagées. Pour les hangars, il s'agit notamment d'estimer la capacité nécessaire et la fonctionnalité du projet eu égard au système de production mis en oeuvre. Un avis défavorable pourra être donné à une demande portant sur un bâtiment aux dimensions manifestement surestimées par rapport aux quantités de fourrage à stocker. Les coopératives d'utilisation du matériel agricole (CUMA) ont, comme toutes autres coopératives, pour objet l'utilisation en commun de moyens propres à faciliter l'activité économique des exploitants qui y adhèrent. Prolongement de l'exploitation agricole, elles n'exercent pas une activité agricole telle que définie par l'article L. 311-1 du code rural. Leurs installations ne peuvent donc pas être établies en zone agricole des PLU.

 (03.03.2010)

 

 

 

 

Sensibilisation au risque de renversement des tracteurs

Le ministère de l'Agriculture et la M.S.A. lancent une campagne de prévention auprès des agriculteurs, sur les risques de renversement des tracteurs, qui constituent la première cause d'accident mortel avec une machine chez les exploitants agricoles.

Entre 2004 et 2007, 74 décès suite à un renversement de tracteur ont été recensés.

Cette campagne s'appuie sur des visuels avec un slogan marquant : "votre tracteur bascule et c'est toute votre vie qui bascule".

Depuis le 1 er janvier 2010, la mise en oeuvre de la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux rend obligatoire l'équipement de tous les tracteurs présents sur une exploitation d'une structure de sécurité anti-retournement.

(02.03.2010)

 

LU POUR VOUS :       Suisse : les animaux ont-ils besoin d’un avocat ?

 Les habitants du pays devront déterminer par référendum le 7 mars si les animaux peuvent disposer d’un avocat. La question fait débat en Suisse mais également en France, où les associations de défense de la cause animale s’opposent aux juristes pour qui une telle disposition du droit remettrait en cause les principes fondamentaux de la Justice.

Les animaux peuvent-ils prétendre à se voir défendre par un avocat ? La question peut paraître incongrue mais elle est néanmoins posée aux Suisses. Pour Stéphane Lamart, créateur d’une association de défense des animaux contre la cruauté, " l’animal a le droit d’avoir un avocat commis d’office comme les gens. A Genève, il y a peu d’abandons d’animaux, la Suisse a la notion du respect du vivant. C’est un pays exemplaire du droit des animaux ". L’homme déclare ainsi être fatigué " de lutter pour faire reconnaitre le droit animal " en France. Car la question fait fortement débat en France également, et certaines associations demandent à ce qu’un tel référendum soit aussi mené dans le pays des droits de l’homme.

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux explique à l’AFP : "
Je constate qu’en terme de réflexion sur le droit lié à l’animal, la Suisse est en avance sur nous. En ce début de 21e siècle, notre code civil fondamental assimile toujours l’animal à un objet, ce qui n’est pas éthiquement acceptable […] Il y a des avocats spécialisés dans les divorces, les enfants et l’animal est un être vivant sensible ".



Pour les juristes, une telle disposition du droit en France serait inutile.
La défense des animaux se fait par la constitution de partie civile, d’associations comme la SPA, le CHEM, la ligue de protection du cheval et le système marche plutôt bien.

(28.02.2010)

 

 

"L'intérêt essentiel" du cheval

La Cour d'Appel de Nancy a été amenée à trancher un point curieux, dans le cadre d'une procédure de divorce où chacun revendiquait la garde de l'animal attribuée à Madame.

En cause d'appel, Monsieur X. contestait cette attribution, en faisant état des meilleures conditions de vie qu'il pouvait offrir. Il expliquait que sa demande était fondée sur "l'intérêt essentiel de l'animal".

La Cour rejette la demande << aucune compétence n'ayant été dévolue au juge de déterminer ainsi l'intérêt d'un animal >>.

Les magistrats concluent : << qu'il convient de rappeler aux parties que seules les mesures nécessaires pour assurer l'existence des époux et des enfants peuvent être prescrites >>.

Il s'agissait d'un chien, mais le raisonnement reste valable pour les chevaux.

( Cour d'Appel de Nancy - 3 ème Chambre - 20 novembre 2001)

(27.02.2010)

 

 

 

MAUVAISE IDEE !!!!

N° 2361 - Proposition de loi de M. Lionnel Luca visant à modifier le statut juridique du cheval en le faisant passer d'animal de rente à animal de compagnie

 (27.02.2010)

 

 

STUD BOOK / J.O. du 24 février 2010.

Arrêté du 15 février 2010 modifiant l'arrêté du 23 avril 2003 modifié portant approbation du règlement du registre français du cheval de pure race lusitanienne

 (24.02.2010)

 

 

Le P.M.U. a la côte (publicité offerte)

 

- Un parieur d'Epinal réclame pas moins de 500.000 € au P.M.U. et à la S.E.C.F. parce que, lors du Grand Prix de la ville de Cabourg, le juge aux allures n'a pas disqualifié un cheval passé au galop sur les 200 derniers mètres de l'épreuve.

Le parieur soutient que si le trotteur avait été disqualifié, il était le seul joueur à gagner le Quinté.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris est saisi ...

 

- A lyon, Sauveur touche le Quinté dans le désordre, après avoir misé sur 8 chevaux, pour un coût de 56 €. Spécialiste du jeu, adepte quotidien, il explose quand il touche ... la somme de 43,10 €.

Apôtre de la formule "gagner ce n'est pas perdre", il va saisir le Tribunal de Grande Instance, pour essayer de comprendre ce que veut dire "pari mutuel"....

 

- Deux amis de 30 ans, Toinou et Gaspard, joyeux retraités, se retrouvent au bar, comme chaque jour, et vont jouer la date de naissance de Gaspard, en misant chacun 1 €.

Ils touchent le Quinté dans le désordre pour 2000 €.

Mais Toinou, porteur du ticket, se fait payer le gain bien loin de sa salle de jeux quotidienne " là où habite sa famille ". Il refuse de partager. Comble de cynisme, il adresse à Gaspard, une enveloppe avec 1000 € ... en billet de Monopoly.

Ce pied de nez irrite la maréchaussée qui, Code Pénal en main, ne voit pas d'infraction. Le P.M.U. confirme que le ticket est nominatif, mais envisage de nouvelles dispositions réglementaires pour l'hypothèse où plusieurs joueurs jouent un même pari.

Gaspard n'a pas saisi le Tribunal de Grande Instance ...

(23.02.2010)

 

 

 

Le sport relève maintenant de la Direction Départementale Interministérielle de la Cohésion Sociale

L'Administration territoriale de l'Etat se réforme dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (R.G.P.P.).

Ainsi, ont été créées les Directions Départementales Interministérielles de la Cohésion Sociale, par décret du 3/11/2009.

Ces Directions sont placées sous l'autorité du préfet de département.

Cette Direction est compétente << en matière de politique de cohésion sociale et de politiques relatives à la jeunesse, aux sports, à la vie associative et à l'éducation populaire >>.

(23.02.2010)

 

 

STUD BOOK : J.O. du 19 février 2010

Arrêté du 11 février 2010 modifiant l'arrêté du 30 juin 2003 modifié portant approbation du règlement du stud-book du poney français de selle

(19.02.2010)

 

 

 

LE NERF DE LA GUERRE : J.O. du 16 février 2010

Arrêté du 15 février 2010 relatif au budget initial 2010 de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE)


Par arrêté du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, de la ministre de la santé et des sports et du ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche en date du 15 février 2010, le budget initial de l'Institut français du cheval et de l'équitation, pour l'exercice 2010, est arrêté de la façon suivante :
Hors crédits d'intervention, le compte de résultats est fixé à 80 039 267 € en dépenses et à 77 539 267 € en recettes.
Le montant des crédits d'intervention est fixé à 7 586 850 € en dépenses et en recettes.
Le montant des dépenses d'investissement est fixé à 9 790 000 €. Celui des ressources d'investissement s'établit à 2 758 938 €.

 (16.02.2010)

 

 

 

CA DEVAIT ARRIVER !!!!!!

N° 2281 - Proposition de loi de M. Maxime Gremetz visant à interdire la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri

Visualiser le document sur le site de l'Assemblée nationale

(13.02.2010)

 

 

STUD BOOK : J.O. du 13 février 2010.

§     Arrêté du 29 janvier 2010 modifiant l'arrêté du 14 novembre 2002 modifié portant approbation du règlement du stud-book français du cheval arabe

§     Arrêté du 29 janvier 2010 modifiant l'arrêté du 30 juin 2003 modifié portant approbation du règlement du stud-book du cheval de Mérens

§     Arrêté du 4 février 2010 modifiant l'arrêté du 11 février 2003 modifié portant approbation du règlement du stud-book français du poney New Forest

(13.02.2010)

 

 

 

GESTION DE LA RACE DE PONEYS SHETLAND

 

Question N° : 114 de M. Alain Marty    Question publiée au JO le : 22/01/2008 page : 407 Réponse publiée au JO le: 23/01/2008 page : 375

Texte de la question

M. Alain Marty attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les graves irrégularités décelées et dénoncées depuis le courant de l'année 2006 par l'association France-Shetland Passion (ci-après nommée AFSP) dans la gestion assurée par l'Association française du poney shetland de cette race d'équidés. Ces irrégularités de gestion ont semble-t-il été mal surveillées par la sous-direction du cheval, qui a fait preuve d'un certain laxisme à ce sujet. Elle a en effet peu réagi aux sollicitations répétées de l'AFSP, en dépit de ce que les démarches de l'association étaient soutenues par l'organisation mère britannique « Shetland Pony Stud Book Society ». Les dysfonctionnements mis au jour ne sont pourtant pas anodins. Il en veut pour preuve la liste établie des fautes de gestion, qui relève notamment la prise de décisions invalidées par le ministère, des falsifications de procès-verbaux, le non-respect des directives du stud-book père. Pourtant, la gestion de la race de poneys « Shetland » est strictement encadrée par deux arrêtés du 3 avril 2007 et a été confiée à l'AFPS, à travers une commission de stud-book, elle-même placée sous la tutelle du ministère. Conformément à ces deux arrêtés d'avril 2007, les règlements de stud-book des races étrangères doivent se conformer aux prescriptions du berceau de race, en particulier à propos des normes vétérinaires internationales s'appliquant aux reproducteurs. Cependant, le nouveau règlement de stud-book approuvé en février 2007 par le ministère et qui a été publié au Journal officiel n'a pas intégré les nouvelles normes vétérinaires britanniques applicables depuis 2004. En effet, ce nouveau règlement de stud-book ne tient aucun compte des prescriptions du berceau de race britannique. Par conséquent, les services du ministère se trouvent dans une situation extrêmement délicate qui les conduit à violer leurs propres textes. Par ailleurs, nonobstant les irrégularités de gestion dont une liste non exhaustive vient d'être dressée, et qui appellent des sanctions prévues par l'article 12 de l'arrêté du 3 avril 2002 fixant les conditions d'agrément des associations de race, le ministère a néanmoins décidé de renouveler son agrément à l'Association française du poney shetland, en dépit des nombreuses saisines de la sous-direction du cheval conduites par l'AFSP. Des démarches, soutenues là-encore par la « Shetland Pony Stud Book Society », ont donc été initiées par l'AFSP devant la Commission européenne, aux fins d'arbitrage. Pour conclure, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les prescriptions qui sont les siennes, afin d'assurer une lutte efficace contre les irrégularités de gestion de la race de poneys shetland et en finir avec le laxisme en la matière.

Texte de la réponse


M. Alain Marty. Je souhaitais attirer l'attention du ministre de l'agriculture et de la pêche sur les irrégularités de gestion dénoncées depuis deux ans par l'Association France-Shetland Passion, l'AFSP, qui comprend 130 éleveurs de poneys Shetland. La gestion de cette race est assurée actuellement par l'Association française du poney Shetland, l'AFPS, qui a l'agrément du ministère de l'agriculture.
Malgré cet agrément, d'importantes irrégularités de gestion ont été signalées et montrent que le contrôle assuré par la sous-direction du cheval au ministère de l'agriculture n'est peut-être pas parfait. En effet, on a pu mettre en évidence de nombreux dysfonctionnements qui ne sont pas anodins. J'en veux pour preuve la liste des fautes de gestion : décisions invalidées par le ministère, falsifications de procès-verbaux de réunions ou encore non-respect de directives.
Pourtant, la gestion de la race de poneys Shetland est strictement encadrée par deux arrêtés du 3 avril 2002 et a été confiée à l'Association française du poney Shetland par l'intermédiaire d'une commission de stud book, elle-même placée sous la tutelle du ministère.
Conformément à ces deux arrêtés d'avril 2002, les règlements de stud book des races étrangères doivent se conformer aux prescriptions du berceau de race, en particulier à propos des normes vétérinaires internationales s'appliquant aux reproducteurs. Cependant, le nouveau règlement de stud book, approuvé en février 2007 par le ministère et publié au Journal officiel, n'a pas intégré les nouvelles normes vétérinaires britanniques applicables depuis 2004. En effet, ce nouveau règlement ne tient pas compte des prescriptions du berceau de race britannique. Par conséquent, les services du ministère se trouvent dans une situation qui me semble délicate au regard de leurs propres décisions.
Par ailleurs, dernièrement, le ministère a renouvelé son agrément à l'Association française du poney Shetland, bien que l'association mère britannique, la Shetland Pony Stud Book Society, accorde son soutien à l'autre association, France-Shetland Passion.
Un recours a été intenté devant la Commission européenne à des fins d'arbitrage. Face à cette confusion, je souhaite connaître la position du ministre de l'agriculture, savoir quelles sont les orientations pour lutter contre les irrégularités de gestion de cette race de poneys et, surtout, pour établir une coopération confiante entre le ministère et l'ensemble des éleveurs.
M. le président. La parole est à M. Alain Marleix, secrétaire d'État à la défense, chargé des anciens combattants.
M. Alain Marleix, secrétaire d'État à la défense, chargé des anciens combattants. Monsieur le député, je souhaite d'abord excuser mon collègue Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche, dont vous savez qu'il préside la semaine européenne du ministère de l'agriculture à Bruxelles. Il m'a donc chargé de vous répondre en son nom, ce que je fais volontiers.
L'Association française du poney Shetland, l'AFPS, a été agréée par le ministère de l'agriculture et de la pêche, en vertu d'un arrêté du 23 avril 2003, pour intervenir dans la sélection et l'amélioration génétique du poney Shetland.
L'attention des services a été appelée à plusieurs reprises sur certaines difficultés de fonctionnement de cette association. L'administration a tout de suite réagi en demandant à la présidente de l'AFPS de fournir toutes explications utiles sur ces difficultés, puis en soumettant le dossier, comme le prévoit la réglementation, à la commission du livre généalogique des races de poneys et en assurant un suivi renforcé de l'AFPS.
Par ailleurs, les services du ministère de l'agriculture et de la pêche ont demandé aux haras nationaux de vérifier la validité des commissions de stud-book et la solidité juridique des modifications apportées au règlement du stud-book du poney Shetland au cours des dernières années.
Cette démarche sera complétée par la demande, adressée par le ministre de l'agriculture et de la pêche aux haras nationaux, d'établir dans des délais raisonnables un rapport relatif aux expertises qu'ils mènent depuis plusieurs mois sur ce dossier important.
Telle est la réponse, succincte j'en conviens, que je suis en mesure de vous apporter, à cette heure, au nom de M. Barnier.
M. le président. La parole est à M. Alain Marty.
M. Alain Marty. Monsieur le secrétaire d'État, je vous remercie de cette réponse.
J'attends avec intérêt les conclusions des haras nationaux : s'il y a des irrégularités - relevées depuis longtemps -, il est important que le ministère les examine et y remédie.
Permettez-moi juste une remarque : dans la commission de stud book siègent normalement quatre représentants des éleveurs et deux représentants des haras nationaux, ces derniers assurant le secrétariat. Autrement dit, on demande aux haras

(05.02.2010)

 

 

 

VOUS AVEZ BESOIN DE REDIGER UNE ATTESTATION POUR LE TRIBUNAL :

Vous devez utiliser un modèle conforme aux dispositions du nouveau code de procédure civile.

http://www.vos-droits.justice.gouv.fr/art_pix/Form11527v02.pdf

(18.02.2009)

 

 

 
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Dernière modification : 30 juillet 2010

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