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Veilles juridiques


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  • Les dernières veilles juridiques
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Date: 03/01/2018    

 
Pouvoir d'achat des retraités agricoles

Question N° 3353 de M. Guillaume Garot (Nouvelle Gauche - Mayenne )

Question publiée au JO le : 28/11/2017 page : 5798

Réponse publiée au JO le : 02/01/2018 page : 58

Texte de la question

M. Guillaume Garot attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la situation des retraités agricoles. La loi du 20 janvier 2014 garantissant l'avenir et la justice du système de retraites a instauré plusieurs mesures en faveur des petites retraites agricoles. Cette loi améliore le pouvoir d'achat des retraités agricoles, dans un esprit de justice sociale et d'équité. Ainsi, depuis le début de l'année 2017, les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole justifiant d'une carrière complète en cette qualité dans le régime non-salarié agricole bénéficient d'un montant total de pensions, de base et complémentaire, au moins égal à 75 % du salaire minimum de croissance (SMIC) net. Dans le prolongement de cette avancée, une proposition de loi visant à assurer la revalorisation de ces pensions - à hauteur cette fois de 85 % du SMIC - a été adoptée à l'unanimité en première lecture par l'Assemblée nationale le 2 février 2017. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour favoriser le pouvoir d'achat des retraités agricoles, d'autant que l'agriculture traverse une crise profonde qui n'incite pas à l'installation des jeunes.

Texte de la réponse

Les retraites des non-salariés agricoles ont été revalorisées dans le cadre de la loi no 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l'avenir et la justice du système de retraites. Plusieurs mesures importantes ont ainsi été prises afin d'améliorer le pouvoir d'achat des retraités agricoles, dans un esprit de justice sociale et d'équité. Au total, ce sont 659 000 personnes qui ont été bénéficiaires d'au moins une de ces mesures de revalorisation, soit 284 M€ de prestations supplémentaires accordées en 2017 et 900 M€ de revalorisations cumulées sur cinq ans.  Parmi ces mesures, l'une des plus importantes consiste à accorder, à compter de 2017, aux chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole qui justifient d'une carrière complète en cette qualité dans le régime non-salarié agricole un montant total de pensions, de base et complémentaire, au moins égal à 75 % du salaire minimum de croissance (SMIC) net. L'attribution d'un complément différentiel de points de retraite complémentaire obligatoire (RCO) permet d'atteindre progressivement ce montant minimum de retraite, à raison de 73 % du SMIC net en 2015, 74 % en 2016 et 75 % en 2017. Le nombre de bénéficiaires du complément différentiel de RCO en 2017 est estimé à 263 000 personnes. L'autre mesure très importante du plan de revalorisation a consisté à attribuer, sous certaines conditions, 66 points gratuits au titre des années antérieures à l'obligation d'affiliation au régime, dans la limite de 17 annuités. Les bénéficiaires de cette mesure sont les collaborateurs d'exploitation ou d'entreprise agricole, les anciens conjoints participant aux travaux et les aides familiaux, ainsi que les chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole qui ne remplissaient pas la condition des 17,5 années d'activité en cette qualité nécessaire notamment pour bénéficier de points gratuits de RCO dès 2003. Sont principalement bénéficiaires de cette mesure, les femmes qui perçoivent les retraites les plus faibles et qui sont plus nombreuses que les hommes à avoir eu une carrière exclusivement agricole. Le financement des mesures de revalorisation des retraites agricoles prévu par l'article 9 de la loi no 2013-1203 du 23 décembre 2013 de financement de la sécurité sociale pour 2014 s'étant trouvé fortement fragilisé du fait notamment des crises agricoles de 2015 et 2016, il a été décidé de rééquilibrer le régime dans un effort strictement partagé entre la solidarité nationale et les agriculteurs à la suite de la conférence sur les retraites agricoles de 2016. Ces mesures de rééquilibrage se sont traduites : - d'une part, par une augmentation de 0,5 point de cotisation RCO en 2017 et 2018. Il convient de noter que ce relèvement de l'effort contributif s'accompagne de l'augmentation dans des proportions identiques des droits des agriculteurs ; - d'autre part, par un nouvel effort de la solidarité nationale. Ainsi la loi de finances initiale pour 2017 a mis en place un abondement de 55 M€ du budget affecté au régime RCO à compter de 2017. Il est également prévu d'affecter la taxe sur les farines au régime RCO, à hauteur de 60 M€, dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. S'agissant de la revalorisation à hauteur de 85 % du SMIC des pensions des chefs d'exploitation agricoles ayant eu une carrière complète en cette qualité, c'est une proposition qui, bien qu'adoptée à l'assemblée nationale le 2 février 2017 dans le cadre de la proposition de loi dite « Chassaigne-Bello », va bien au-delà de la mesure des 75 % du SMIC net, laquelle n'est mise en œuvre dans sa totalité qu'en 2017. Compte-tenu du projet de réforme des régimes de retraite annoncé par le Président de la République, toute évolution des retraites agricoles devra nécessairement s'inscrire dans le cadre de ce projet d'ensemble. À cet effet, M. Jean-Paul Delevoye a été nommé haut-commissaire à la réforme des retraites auprès de Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé. Il a pour mission d'organiser la concertation avec les principaux acteurs du champ des retraites et de coordonner, au niveau interministériel, les travaux de préparation de la réforme des retraites. Il rendra compte de ses travaux au Premier ministre et à la ministre des solidarités et de la santé.


Date: 27/12/2017    

 
VENTE DES EQUIDES EN LIGNE

Question N° 3197 de M. Éric Woerth (Les Républicains - Oise )

Question publiée au JO le : 28/11/2017 page : 5796
Réponse publiée au JO le : 26/12/2017 page : 6708

Texte de la question

M. Éric Woerth attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la concurrence déloyale et les risques sanitaires de la vente d'équidés sur les plateformes numériques. Selon le règlement européen 2015/262, tout détenteur d'un équidé doit procéder à son identification et est tenu de le déclarer, conformément à l'article D. 212-47 du code rural et de la pêche maritime, à l'institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) et ce, quelle que soit la race ou l'utilisation de l'équidé. Ces dispositions visent à assurer la traçabilité des équidés lors de leur vente afin de sécuriser les échanges commerciaux et les acteurs de la filière. En effet, bien que la vente soit un acte juridique ordinaire, elle ne peut être prise à la légère lorsqu'il s'agit d'une race vivante, s'agissant d'un animal de compagnie ou d'un animal de rente comme les équidés. Aucune vérification de l'existence de cette déclaration auprès de l'IFCE n'est pourtant exigée lorsque la vente se réalise sur une plateforme en ligne. Or aujourd'hui, les vendeurs non professionnels et non déclarés réalisent environ 85 % des transactions et 40 % des achats se font par le biais d'internet (sites d'élevage mais également sites de petites annonces, forums, réseaux sociaux). La vente non règlementée des équidés sur des plateformes numériques génère une concurrence déloyale des professionnels de la filière équine soumis à des obligations financières lourdes, l'absence de garantie de traçabilité, des risques sanitaires pour l'acheteur mais également pour les autres animaux déjà en sa possession ainsi qu'un risque de fraude fiscale. Concernant les animaux de compagnie, l'ordonnance 2015-1243 en vigueur depuis le 1er janvier 2016 prévoit un certain nombre de mesures permettant de mieux contrôler leur vente sur internet. Il pourrait ainsi être envisagé de mettre en place des obligations similaires pour les ventes d'équidés sur les plateformes numériques (mentions du numéro d'identification du cheval et du certificat de détention délivré par l'IFCE, et obligation pour les hébergeurs de petites annonces de ne pas procéder à la publication en cas de manquement à ces obligations). L'évolution des modes d'acquisition des équidés doit nécessairement s'accompagner de l'adaptation de la règlementation afin d'assurer l'encadrement de la vente en ligne et le respect des obligations qui incombent aux éleveurs et propriétaires de chevaux. Aussi, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage afin d'encadrer la vente des équidés sur les plateformes numériques et assurer ainsi la sécurité tant sanitaire que juridique du commerce des équidés.

texte de la réponse 

Les équidés, et particulièrement les chevaux, du fait de leur statut particulier d'animaux à la fois de rente, de sport et de loisirs, génèrent, en parallèle des circuits professionnels, un important commerce entre particuliers, moins susceptibles de connaître et respecter l'ensemble des règles qui leur sont applicables. Les règles introduites en 2016 pour le commerce, en général, des chiens et des chats visent bien, en particulier, un meilleur encadrement du commerce de ces animaux par le biais de plates-formes numériques. Cependant, il s'agissait là de limiter le développement d'un élevage non encadré, soit à la suite de gestations fortuites, soit, de manière plus problématique, par de « faux particuliers » cherchant à cumuler les profits en faisant se multiplier les portées, créant ainsi une concurrence déloyale avec les éleveurs professionnels et augmentant le risque d'abandons et de mauvais traitements. Or, si l'utilisation des mêmes outils permet de la même façon de faciliter la mise en relation entre vendeurs et acheteurs potentiels d'équidés, les conditions même de reproduction de ces espèces écartent le risque d'une augmentation massive du nombre d'animaux présents sur le marché et la concurrence pour le secteur. De plus, il n'a pas été porté à ce jour de demande de la part des acteurs de la filière équine, alors même que les assises de la filière se sont déroulées début 2017 et ont permis aux professionnels des secteurs courses, sport et loisirs et trait, de questionner l'État sur leurs priorités. La mise en œuvre de mesures telles que celles prises pour encadrer le commerce des animaux de compagnie n'apparaît donc pas comme une orientation prioritaire à donner à la lutte contre les trafics d'équidés. Toutefois, le ministère de l'agriculture et de l'alimentation reste très attentif aux questions de bien-être animal et de sécurité sanitaire. Une réflexion est en cours sur les moyens à mettre en œuvre pour mieux informer le grand public des responsabilités de l'acquéreur d'un cheval, en sus des informations déjà dispensées par l'institut français du cheval et de l'équitation.


Date: 15/12/2017    

 
CONDITIONS D'IMPLANTATION D'UN CENTRE EQUESTRE

Question écrite n° 01547 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)
publiée dans le JO Sénat du 12/10/2017 - page 3115

M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le fait que, suite à diverses modifications législatives et réglementaires, il semble que les conditions d'implantation d'un centre équestre en zone agricole aient été assouplies. Cependant, la jurisprudence est encore incertaine sur le sujet et il lui demande donc de lui préciser si une telle création doit être acceptée de plein droit ou si certaines exigences supplémentaires doivent être satisfaites.

Réponse du Ministère de la cohésion des territoires
publiée dans le JO Sénat du 14/12/2017 - page 4499

Dans les zones agricoles et les zones naturelles et forestières des plans locaux d'urbanisme (PLU), seules peuvent être autorisées les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole et forestière ou nécessaires à des équipements collectifs ou à des services publics, dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière dans l'unité foncière où elles sont implantées, et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages (L. 151-11 et R. 151-23 du code de l'urbanisme). En ce qui concerne plus particulièrement l'hébergement des animaux dans les zones agricoles, et notamment des chevaux, les constructions sont considérées comme agricoles en fonction de leur destination et non en fonction de la qualité ou de la profession du pétitionnaire (Rép. Min. Sénat n°  00598, Journal officiel 23 août 2007, p. 1465). Le Conseil d'État a considéré que la construction d'une grange, composée de boxes à chevaux, pouvait être regardée comme une construction à usage agricole au sens des dispositions du PLU, eu égard aux activités d'élevage et d'étalonnage exercées (CE, 24 juillet 2009, commune de Boeschepe, n°  311337). En revanche, un particulier, amateur d'équitation à titre de loisirs personnels, ne peut obtenir une autorisation d'urbanisme lui permettant la construction d'abris à chevaux dans une zone classée agricole d'un PLU, ces abris ne pouvant être considérés comme des constructions nécessaires à l'exploitation agricole. Toutefois, depuis la loi n°  2010-788 du 12 juillet 2012 portant engagement national pour l'environnement, la commune peut, en vertu de l'article L. 151-13 du code de l'urbanisme, délimiter dans le règlement du PLU, au sein des zones agricoles, naturelles ou forestières, des secteurs de taille et de capacité d'accueil limitées (STECAL) dans lesquels des constructions peuvent être autorisées, à la condition qu'elles ne portent atteinte ni à la préservation des sols agricoles et forestiers ni à la sauvegarde des sites, des milieux naturels et des paysages. Le règlement doit alors préciser les conditions de hauteur, d'implantation et de densité des constructions. Cette possibilité, strictement encadrée, permet une certaine souplesse en matière de constructibilité dans les zones agricoles ou naturelles pour autoriser l'entretien du bâti existant ou la construction de bâtiments non strictement nécessaires à des activités agricoles, de type abris pour chevaux à des fins autres que l'élevage ou l'étalonnage.

 

 


Date: 02/12/2017    

 
Proposition de Loi visant à interdire la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2017-2018

Enregistré à la Présidence du Sénat le 22 novembre 2017

PROPOSITION DE LOI visant à interdire la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri,

PRÉSENTÉE Par Mme Laurence ROSSIGNOL, MM. Xavier IACOVELLI, Bernard JOMIER, David ASSOULINE, Mme Marie-Pierre de la GONTRIE, M. Yves DAUDIGNY, Mmes Nelly TOCQUEVILLE, Marie-Noëlle LIENEMANN, Sophie TAILLÉ-POLIAN, M. André VALLINI, Mmes Sylvie ROBERT, Martine FILLEUL, M. Michel DAGBERT et Mme Michelle MEUNIER,Sénateurs et Sénatrices(Envoyée à la commission des affaires économiques, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Chaque année, la pratique de la chasse à courre donne lieu à des conflits d'usage et à des tensions avec les riverains chez lesquels les grands animaux viennent se réfugier. L'occupation des routes et des chemins forestiers par les équipages provoque également des différends sérieux avec les promeneur.euse.s et les automobilistes.
La population et l'opinion acceptant de plus en plus mal cette pratique, ces conflits ne peuvent que se multiplier à l'avenir.L'interdiction de la chasse à courre a déjà fait l'objet d'une proposition de loi déposé en 2005 par quinze député.e.s de l'UMP à l'Assemblée nationale, avant que des député.e.s du groupe écologiste ne se saisissent du sujet en 2013.

Le ministre chargé de la transition écologique et solidaire, M. Nicolas HULOT, a lui-même qualifié la chasse à courre de « pratique d'une autre époque ». Si la chasse à courre est désormais interdite dans des pays voisins, elle continue cependant de se pratiquer en France dans 67 départements.
Après l'Allemagne il y a environ 50 ans, la Belgique en 1995, l'Écosse en 2002, l'Angleterre et le Pays de Galles ont interdit en 2005 la chasse à courre sur leur territoire. En France, cette pratique d'un autre temps (abolie à la Révolution et rétablie par Napoléon) est toujours autorisée du 15 septembre au 31 mars chaque année.

La chasse à courre permet à quelques 450 équipages (10 000 pratiquants, 17 000 chiens et 7 000 chevaux) d'aller chasser le cerf, le chevreuil, le sanglier ou, plus modestement, le renard, le lièvre ou le lapin.
À titre comparatif, 1,2 millions de permis de chasse sont validés chaque année.La chasse à courre ne participe pas à la régulation des espèces : le nombre des bêtes tuées par chasse à courre est infime par rapport au nombre d'animaux abattus dans une saison de chasse. Ce n'est pas tant la quantité des animaux tués qui heurte que la manière dont ils sont chassés.

Outre sa grande brutalité envers les animaux poursuivis, la chasse à courre n'est pas une activité sans conséquence sur le reste de la faune, qu'elle perturbe. Elle porte atteinte aux populations de cervidés, car la recherche du beau trophée conduit à chasser les meilleurs reproducteurs potentiels.

En France, la chasse à courre ne répond donc pas à des nécessités écologiques car elle ne remplace pas l'action des prédateurs qui eux chassent pour se nourrir et attaquent de préférence des animaux malades et déficients. Elle est de surcroît particulièrement néfaste au moment du brame et perturbe gravement l'équilibre de la forêt : sonneries de trompes, allées et venues des équipages, des chiens, des véhicules.

Elle ne répond pas davantage à des traditions populaires ancestrales. Désapprouvée même par de nombreux autres chasseurs, elle n'est qu'un jeu barbare pratiqué par quelques initié.e.s.

En matière de souffrance animale, elle génère des douleurs pour l'animal poursuivi. Les examens biochimiques effectués sur des échantillons de muscle et de sang de cerfs victimes sont caractéristiques d'un grand stress et de souffrances spécifiques.

Pourtant, leur nombre est en constante augmentation. Non pas que ce « sport » se soit démocratisé ! Cette pratique étant à présent interdite dans de nombreux pays voisins, c'est en France que les équipages européens viennent pratiquer la chasse à courre.Il est donc temps que notre pays se dote d'une législation visant à interdire la chasse à courre, assortie d'un plan de réhabilitation concertée des chiens, visant à éviter les abandons ou l'euthanasie. C'est l'objet de cette proposition de loi.

PROPOSITION DE LOI 

Article 1er  

L'article L. 424-4 du code de l'environnement est ainsi modifié :

1° À la première phrase du premier alinéa, les mots : « soit à courre, à cor et à cri, » sont supprimés ;
2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :« À compter du 1er juin 2018, il n'est plus délivré aucune attestation de meute destinée à l'exercice de la chasse à courre, à cor et à cri. »
II. - Le 1° du I entre en vigueur à compter du 1er juin 2018, date à partir de laquelle la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri sera interdite sur l'ensemble du territoire français.

Article 2

À partir de la date mentionnée au II de l'article 1er, la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. 


Date: 01/12/2017    

 
Maltraitance animale et renfort des sanctions

Question écrite n° 01476 de M. Jean-François Longeot (Doubs - UC)

publiée dans le JO Sénat du 05/10/2017 - page 3041  

M. Jean-François Longeot attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la maltraitance animale. De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence le lien existant entre la violence faite aux humains et celle faite aux animaux. Effectivement un individu violent envers les animaux a plus de risque d'être violent envers ses semblables. Plusieurs pays ont déjà tiré profit de cet enseignement pour doter leurs législations de nouveaux dispositifs : signalements croisés entre les services sociaux et associations de protection animale avec des formations communes, bases de données d'empreintes génétiques prenant en compte les actes de cruauté envers les animaux afin de faciliter la résolution des crimes ou délits contre les personnes. L'association One Voice milite pour que le droit pénal français apporte une réponse identique au regard du fait de violence commis, et ce indépendamment de la qualité des victimes, qu'elles soient humaines ou animales. Aussi, il l'interroge sur les politiques qu'il compte prendre pour renforcer les sanctions lorsqu'un cas de maltraitance est avéré.  

Réponse du Ministère de l'agriculture et de l'alimentation

publiée dans le JO Sénat du 30/11/2017 - page 3768  

En matière de maltraitance animale, les infractions décrites dans le code pénal sont qualifiées de contraventions ou de délits dans les cas les plus graves. Dans ce dernier cas, elles peuvent être passibles de 30 000 euros d'amende et de deux ans de prison. Le ministère de l'agriculture et de l'alimentation (MAA) a engagé des travaux visant non seulement le renforcement des sanctions mais une meilleure prise en compte par l'autorité judiciaire des actes de maltraitance. Des échanges en ce sens ont d'ores et déjà eu lieu, tant au niveau national qu'au niveau départemental. Par ailleurs, le MAA renforce son action en matière de lutte et de prévention de la maltraitance animale. Différents outils méthodologiques ont été récemment mis en place. En premier lieu, la méthodologie des inspections menées à la suite de signalements de maltraitance a fait l'objet d'une harmonisation et un guide à l'attention des services de contrôle a été établi afin de rendre leurs actions plus efficientes, en partenariat avec les différents acteurs de la lutte contre la maltraitance animale (organisations de protection animale, vétérinaires et professionnels de l'élevage). En parallèle, plusieurs guides d'aide aux procédures de retrait d'animaux ont été élaborés dans l'objectif d'améliorer le délai de prise en charge et de fiabiliser les procédures. Ces guides permettent aux services de contrôle de mieux gérer les différents aspects budgétaires, juridiques, collaboratifs, techniques et logistiques et bien sûr humains inhérents aux procédures de retrait d'animaux.  De surcroît, en 2017, la formation des agents à la gestion des cas de maltraitance a été renforcée par un module d'approfondissement ciblé sur la gestion des cas difficiles et chroniques. Dans cette formation, l'accent est mis sur l'utilisation efficace et adaptée des procédures administratives et pénales ainsi que sur le développement des actions en réseau, avec les autres partenaires concernés. Enfin, il sera mis en place dans chaque département, dans un délai d'un an, des cellules opérationnelles de prévention et de lutte contre la maltraitance animale. Elles auront pour objet de structurer dans chaque département l'organisation collective avec un volet préventif, piloté par une organisation professionnelle locale et un volet urgence, piloté par les services de l'État, afin d'apporter une réponse plus efficiente prenant en compte l'intérêt des éleveurs et de leurs animaux. Le volet prévention aura pour mission d'améliorer la coordination entre les différents partenaires impliqués de façon à mieux anticiper les risques et à proposer des mesures d'accompagnement. Le volet urgence, déjà mis en place dans la plupart des départements, sera activé en cas de maltraitance avérée et devra permettre de réunir ou d'informer rapidement les acteurs clefs pour définir un plan d'action individualisé prenant en compte la situation des animaux et du détenteur ou propriétaire d'animaux. 


Date: 30/11/2017    

 
FILIERE EQUESTRE

Question N° 553 de M. Patrick Vignal

Question publiée au JO le : 08/08/2017 page 4100
Réponse publiée au JO le : 28/11/2017 page : 5893
Date de changement d'attribution: 
15/08/2017

Texte de la question

M. Patrick Vignal alerte Mme la ministre des sports sur la filière équestre. En effet, l'équitation est une filière dynamique et accessible à tous, aussi bien aux personnes valides qu'aux personnes en situation de handicap. Aujourd'hui troisième sport national, les différentes disciplines de ce sport sont un atout pour l'éducation des enfants car elles favorisent le respect des autres et de l'animal. Elles sont aussi créatrices d'emplois non délocalisables puisqu'elles représentent 250 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects. Cependant, dans tous les départements de France, la hausse de la TVA et la réforme des rythmes scolaires a fortement fragilisé la filière. En effet, les centres équestres entre augmentation de leurs tarifs pour rentrer dans leurs frais et perte des créneaux du mercredi matin, ont constaté une baisse du nombre de licenciés. Il est donc primordial, pour la survie des structures tout comme pour la vitalité des territoires ruraux, que tous prennent la mesure des risques qu'engendrent de telles décisions et qu'une TVA réduite soit de nouveau applicable. Aussi, il aimerait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour soutenir la filière « cheval ».

Texte de la réponse

A l'issue de la procédure engagée en 2007 par la Commission européenne (CE) contre la France concernant l'application du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à certaines opérations relatives aux équidés non destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires ou dans la production agricole, la France a été condamnée par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) par un arrêt du 5 mars 2012. En conséquence, la France a été contrainte de restreindre l'application du taux réduit de 10 % de la TVA aux seules opérations relatives aux équidés destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires ou dans la production agricole. La France n'a pas davantage été en mesure de maintenir au-delà du 1er janvier 2014 l'application globale de ce taux réduit aux centres équestres, en particulier à l'activité d'enseignement, malgré les démarches entreprises par les autorités et les représentants de la filière. Le Gouvernement est néanmoins déterminé à obtenir une évolution du droit européen prenant en compte les spécificités du secteur équin dans toutes ses composantes. À cet égard, la communication par la CE, le 7 avril 2016, d'un plan d'actions sur la TVA qui, au-delà de la mise en œuvre d'un régime définitif de TVA et d'un ensemble d'actions ciblées qui permettront de lutter efficacement contre toutes les fraudes à la TVA, fournit notamment une perspective d'évolution à court terme de ce cadre juridique en offrant davantage de flexibilité aux États membres. Le Gouvernement, qui soutient le principe de ce plan d'actions, se félicite notamment que les deux options d'évolution présentées par la CE, en matière de taux de TVA, visent à donner plus de marges de manœuvres aux États membres, tout en garantissant l'égalité de traitement dans la mise en œuvre des taux réduits dans une logique de bon fonctionnement du marché intérieur. Dans le cadre des discussions qui s'engageront avec l'ensemble de nos partenaires sur la proposition de directive que la CE devrait formuler d'ici la fin de l'année 2017, le Gouvernement sera ainsi particulièrement attentif, d'une part à ce que les solutions retenues ne fassent pas peser un risque accru de concurrence fiscale en Europe et, d'autre part, plus particulièrement s'agissant de la filière équestre, à associer l'ensemble des acteurs afin de préserver les intérêts de chacun.


Date: 29/11/2017    

 
Conférence européenne sur la filière équine

Lu pour vous :

Communiqué de presse

Bruxelles, le 9 novembre 2017Le Groupe Cheval (MEP Horse Group) du Parlement européen animé par Jean Arthuis s'est réuni le 7 novembre au Parlement européen à Bruxelles pour discuter de l'impact du Brexit sur la filière équine.

Dans le cadre du groupe d'amitié « Cheval », Jean Arthuis et Hilde Vautmans, députés européens, ont souhaité réunir, au Parlement européen, des professionnels de la filière équine autour de deux thématiques :

l'innovation dans le sport équestre et le commerce du Cheval en Europe.

À cette occasion, Jean Arthuis a rappelé devant les membres de l'EHN, (European Horse Network), des parlementaires français et européens, des attachés agricoles et des responsables de la Commission européenne, l'excellence du secteur équin européen tout en mettant en lumière les contraintes et les incertitudes qui menacent la filière notamment liées au Brexit.

Alix Choppin, Directrice marketing d'Arqana, a parfaitement souligné l'importance des ventes de chevaux en Europe et les contraintes juridiques et économiques qui pèsent sur cette activité : écarts de TVA, problèmes de garanties de ventes...

Abondant dans ce sens, Fredrick Federley, député européen suédois, a souligné son engagement dans la rédaction de la future directive européenne sur les ventes aux consommateurs.

Au Parlement européen, il a souhaité exclure les animaux vivants de ce texte et prévoir des règles adaptées pour ne pas obérer le commerce des équidés en Europe.James Murphy, éleveur de chevaux irlandais et Président du groupe de travail sur les chevaux au COPA, organisme représentant les intérêts de l'agriculture européenne, a profité de ce temps d'échange pour lister les questions de l'industrie équine notamment sur le commerce et l'emploi et les futurs enjeux budgétaires de la Politique Agricole Commune.

Paul-Marie Gadot, vétérinaire en chef de FranceGalop et représentant les autorités hippiques Internationales, a relaté l'importance de l'accord Tripartite (TPA) facilitant le déplacement des chevaux de courses et de sport dans le cadre leurs activités (vente, reproduction et compétitions) entre le Royaume-Uni, l'Irlande et la France.

L'accord a été essentiel pour dynamiser, ces dernières années, l'industrie équine au sein de ces trois pays à forte culture « cheval ».

Dans le contexte du Brexit, Tom Tynan, membre du cabinet du Commissaire à l'agriculture, Phil Hogan, ne peut pas encore apporter des réponses concrètes mais a voulu rassurer l'auditoire de cette 2ème conférence européenne de la filière équine, sur la mobilisation de la Commission européenne en faveur du maintien de l'accord TPA dans le cadre du Brexit.

En avant-première, il a profité de sa présence pour esquisser, devant les participants, les contours de la future communication de la Commission européenne sur la PAC post 2020, qui sera publiée le 29 novembre prochain.Hilde Vautmans, hôte de la conférence, a souhaité mettre en avant, lors de sa table-ronde, les innovations qui dynamisent le sport équestre européen.

La députée européenne belge a souligné les valeurs d'intégration, de bénévolat et éducatif du sport équestre qui évolue régulièrement grâce à l'esprit innovants de ses acteurs.

Frédéric Bouix, Directeur général de la Fédération Française de l'Équitation et Président de la Fédération du tourisme équestre qui avait déjà présenté aux parlementaires européens, en juillet dernier, la route d'Artagnan première route équestre européenne, est revenu sur les détails de la mobilité des chevaux en Europe.

Grâce un cas pratique tel l'accord qui régit la mobilité équestre entre le Benelux et la France, il a démontré les bienfaits de ce cadre et appelé de ses vœux son élargissement à d'autres pays européens comme l'Allemagne et l'Italie.

Harald Muller, Directeur de l'éducation et des normes à la Fédération Équestre Internationale, a expliqué l'approche de son organisation en faveur des propriétaires de centres d'entrainement et des organisateurs d'événements pour les soutenir à la bonne construction, l'entretien des surfaces de leurs structures ainsi que la nécessite de  réduire l'impact sur l'environnement.

Bert Prouvé, cavalier professionnel belge, et Christophe Ameeuw, CEO d'EEM World, ont montré qu'avec professionnalisme et passion, des activités et des événements équestres peuvent attirer un large public et de nouveaux passionnés. Ils ont été soutenus dans leur propos par Boy-Adrian van Gelderen, étudiant à la Young Riders Academy et jeune cavalier prometteur, qui a apporté son témoignage sur ce concept éducatif qui a pour objectif de former  les champions de demain.

Pour conclure, Jean Arthuis a donné au  groupe d'amitié « Cheval » du Parlement européen et à l'EHN l'objectif de rédiger l'inventaire des obstacles (fiscaux, administratifs, sanitaires...) qui perturbent la mobilité des équidés en Europe. Les résultats de cet inventaire seront dévoilés lors de la prochaine réunion de l'EHN au Parlement européen.

Le Groupe Cheval à travers plusieurs rencontres dans l'année souhaite accroître la visibilité des succès du secteur (élevage, courses hippiques, compétitions équestres) et montrer l'impact économique et social significatif à l'échelle d'une région, d'un pays et de l'Europe.

Les parlementaires impliqués entendent véhiculer des messages positifs et rester vigilant lors de l'adoption de réglementations pénalisantes pour ce secteur économique d'intérêt.

7 millions de chevaux en Europe et plus de la moitié impliquée dans un sport.

L'Europe compte des millions de cavaliers de loisirs et le sport se développe pour tous les âges. Plus de 20 000 événements sportifs sont organisés chaque année en Europe.

Plus d'informations sur EHN : www.europeanhorsenetwork.euMembres du Réseau Européen du Cheval : Structures nationales et européennes en lien avec le cheval (élevage, Sport, courses, paris, éducation, tourisme, santé, bien-être animal) - CBC - Confédération Belge du cheval, EFTBA- European Federation of Thoroughbred Breeders Associations , FEI - International Equestrian Federation, EEF - European Equestrian Federation, EPMA - European Pari Mutuel Association , Hippolia - Pole Filiere Equine (Normandie), FEIF - Icelandic Horses, WBFSH - World federation of Sport horses Breeders, HNS - Swedish Horse Council Foundation, EMHF - European, Mediterranean Federation of Horseracing Authorities, UET - European Trotting Union, WHW - World Horse Welfare, FECTU - European Draught Horse Federation, FNRS - Equestrian Centers in Netherlands, GESCA - French equine professionals, ETF - European Trainers Federation, FITE - Equestrian Tourism, BETA - British Equestrian Trade Association, EEN - Equestrian Educational Network, ESSA- European State Studs Association, FEEVA - Federation of European Equine Veterinary, IFCE - French Institute for equestrian sport,

Hippolis -  The National Equine Competence Association of Finland.Source : www.paris-turf.com


Date: 14/11/2017    

 
Le Gouvernement engage une politique de développement de la vie associative

Un bonne nouvelle ?
Les associations occupent une place essentielle dans la vie collective de notre pays et le fonctionnement de notre société. Elles sont en première ligne, sur le terrain, qu'il s'agisse de lutter contre la pauvreté et l'exclusion, de protéger l'environnement, de défendre les droits, d'éduquer nos enfants, d'offrir à tous un accès au sport, à la culture, au loisir. Avec 1,3 million d'associations, 13 millions de bénévoles mais aussi 1,8 million de salariés (soit 10% des emplois du privé), ce secteur est à la fois un vecteur de cohésion sociale et un acteur économique de première importance.
 
La volonté du Gouvernement, est d'être aux côtés des associations, de les soutenir dans la durée et de les accompagner dans les évolutions qu'elles ont à conduire.
 
Plusieurs mesures importantes de soutien financier ont d'ores et déjà été prises, avec la volonté de privilégier les créations d'emplois pérennes et l'insertion professionnelle durable:

les crédits au secteur associatif vont augmenter en 2018 (92,6 millions d'euros seront consacrés au développement de la vie associative et 447 millions d'euros au service civique) ;  le crédit d'impôt sur la taxe sur les salaires (CITS) sera maintenu en 2018 et en 2019, ce qui représente un gain de 500 millions d'euros pour les associations ;  les allègements de charges prévus dans le cadre de la réforme du CICE bénéficieront au secteur associatif pour un gain pérenne de 1,4 milliard d'euros à partir de 2019. 

Au-delà de ces premières mesures, le Gouvernement souhaite initier une politique ambitieuse de développement de la vie associative, et plus généralement de l'économie sociale et solidaire. Il propose à leurs représentants de co-construire une réforme du modèle associatif afin de répondre aux mutations qui le touchent, de mieux accompagner son développement économique et de mieux reconnaître le bénévolat et l'engagement en général.
 
Durant cette semaine, les ministres réaliseront des visites sur le terrain partout en France pour mettre en lumière la diversité et la richesse de l'action associative sur notre territoire. Jeudi 9 novembre, le déplacement du Premier ministre, du ministre de la Transition écologique et solidaire et du ministre de l'Education nationale, sur le site des Grands Voisins, à Paris, sera l'occasion de lancer le projet de réforme de la vie associative.

 


Date: 12/11/2017    

 
SECF

La Société d'Encouragement à l'Elevage du Cheval Français vient de publier de nouvelles interdictions visant à protéger l'intégrité des trotteurs en courses....

Bulletin de la SECF - N 43 - 26 octobre 2017 
Annexe VIII

EQUIPEMENTS INTERDITS DANS LES EPREUVES REGIES PAR LE CODE DES COURSES AU TROT

Mors Pessoa
Mors de bride non articulé
Mors Lhote
Mors Saumur ou mors " à pompe"
Piquants de rênes à pointes métalliques
Tout type de piquants sur une barre de tête
Tout type de piquants à enrouler
Brosse de bouche à pointes
Rondelle de mors à picots
Toute chaîne métallique, non recouverte,en contact direct avec le chanfrein
Anti-encapuchonneur en bois muni d'ergots.


Date: 01/11/2017    

 
LES LONGS TRANSPORTS D'ANIMAUX VIVANTS

Question écrite N° 1091 de M. Loïc Dombreval
Question publiée au JO le : 19/09/2017 page : 4442
Réponse publiée au JO le : 31/10/2017 page : 5289

Texte de la question

M. Loïc Dombreval attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les longs transports d'animaux vivants. Chaque année, près d'un milliard de volailles et 37 millions de bovins, porcs, moutons, chèvres, et équidés sont transportés à l'intérieur de l'Union européenne et vers les pays tiers, à des milliers de kilomètres, pour l'élevage ou l'abattage à l'arrivée. La France est l'un des premiers exportateurs d'animaux vers les pays tiers. Des animaux entassés, parfois piétinés à mort par leurs congénères ; déshydratés, épuisés, stressés, blessés, parfois malades ; certains meurent durant les trajets. Les infractions sont nombreuses, dénoncées depuis plusieurs années : dépassement des durées et non-respect des obligations d'abreuvement et d'alimentation, transports d'animaux non aptes, dépassement des températures autorisées, etc. Elles ne font pas l'objet de contrôles suffisants, et sont encore moins sanctionnées. Le dernier rapport de l'Office alimentaire et vétérinaire (OAV) sur la transportabilité des animaux réalisé en avril 2015 affirme que la situation en France est « particulièrement insatisfaisante ». Au niveau européen, le sujet n'est pas pris à la légère : ils sont 191 eurodéputés à demander une commission d'enquête sur les infractions et la mauvaise application du règlement 1/2005 relatif à la protection des animaux durant le transport. Devant les problèmes avérés, l'OAV a programmé un audit des conditions de transport en France début octobre 2017. Face à ce constat, il souhaite connaître ses intentions sur ce sujet, à savoir que les animaux ne soient plus considérés comme des marchandises comme les autres.

Texte de la réponse

Les exportations et mouvements intra-communautaires d'animaux vivants représentent pour l'élevage français un important débouché économique qu'il est nécessaire de préserver. Pour mémoire, les exportations des produits agricoles et agro-alimentaires sont un poste clef dans la composition de la balance commerciale de notre économie nationale mettant en jeux de nombreuses entreprises et de nombreux emplois. De plus, la France, grâce à son organisation professionnelle en lien étroit avec la recherche et le développement qui facilite la mutualisation des progrès technologiques et le transfert rapide des innovations sur le terrain, produit une génétique animale d'excellence mondialement reconnue pour sa qualité et, de ce fait, fortement demandée par de nombreux pays tiers. Pour autant, cela ne doit pas évincer les problématiques de santé et protection animales. Le respect des dispositions du règlement CE 1/2005 qui édicte des règles strictes pour les transports de longue durée, c'est-à-dire d'une durée supérieure à 8 heures, est l'une des conditions concourant au maintien de ces échanges et exportations. La France considère que ce règlement contient déjà les dispositions régaliennes et les outils juridiques nécessaires pour assurer la protection des animaux pendant le transport, à charge pour chaque État membre de l'Union européenne de les faire appliquer à son niveau. Dans cette perspective la direction générale de l'alimentation (DGAL) mène une politique de contrôle volontariste et exigeante en matière de bien-être animal. Elle coordonne et met en place les actions suivantes : - mise en œuvre d'instructions et méthodes d'inspections harmonisées sur l'ensemble du territoire national, avec évolution en 2017 du guide d'utilisation et de contrôle du carnet de route en vigueur depuis 2011 (prévisions météorologiques, approvisionnement en eau et en nourriture, plans d'urgence, confirmations de réservation en postes de contrôle, vérification des horaires des douanes, sécurisation de la certification sanitaire) ; - programmation annuelle détaillée des contrôles à réaliser dans le domaine de la protection des animaux en cours de transport (notamment avant les voyages de longues durées) ; - communication régulière d'alertes à l'attention des services de contrôle officiels (exemple : températures excessives dans certains pays à certains moments de l'année, fermeture de certains lieux de repos ou de transfert) ; - mise en œuvre d'un programme bisannuel de formation des inspecteurs officiels. En outre, en 2016 et 2017, 100 inspecteurs ont pu suivre 10 formations régionales exceptionnelles spécifiques aux exportations de longues durées. L'ensemble de ces actions est encadré par un dispositif d'assurance qualité permettant leur amélioration continue. De plus, dans le cadre de la stratégie 2016-2020 de la France pour le bien être des animaux, la DGAL a engagé des travaux importants impliquant les organisations professionnelles, notamment via la mise en place d'un groupe de travail « Transports de longue durée ». Enfin, la France s'emploie à développer des contacts avec les autorités compétentes des pays tiers vers lesquels elle exporte des animaux, afin de mettre en place des échanges d'informations, et plus particulièrement le résultat des contrôles officiels réalisés au départ de la France et à l'arrivée dans les pays tiers en question. À ce jour, l'exploitation de ces échanges a déjà permis de mettre en œuvre des mesures correctives.


Date: 26/10/2017    

 
BENEVOLAT

Bénévolat

 Attention à l'article L 5425-8 du Code du Travail qui dispose :

  « Tout demandeur d'emploi peut exercer une activité bénévole. Cette activité ne peut s'accomplir chez un précédent employeur, ni se substituer à un emploi salarié, et doit rester compatible avec l'obligation de recherche d'emploi. »    

Faute de respecter les trois conditions, les allocations versées au titre du retour à l'emploi risquent de devoir être remboursées à Pôle Emploi après enquête (Cassation sociale 23 mai 2017 numéro de pourvoi 11-25377


Date: 14/10/2017    

 
FONDS CHEVAL

Question écrite n° 00748 de M. Jean-Marie Morisset
publiée dans le JO Sénat du 27/07/2017 - page 2387

Réponse du Ministère de l'action et des comptes publics
publiée dans le JO Sénat du 12/10/2017 - page 3146

Texte de la question

M. Jean-Marie Morisset attire l'attention de M. le ministre de l'action et des comptes publics sur le « fonds cheval » décidé par le Gouvernement pour amortir le passage de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 7 à 20 % en janvier 2014. Ce fonds doté de 16 millions d'euros, prélevés sur les jeux hippiques, devait permettre de compenser des baisses d'activité dans les centres équestres du fait de l'augmentation brutale de TVA. Les centres équestres sont en effet au cœur du monde de l'équitation (formation de cavaliers et de futurs champions, apprentissage des enfants, développement psychomoteur pour des publics déficients mentaux, etc.) et représentent une activité économique de premier plan (troisième pratique sportive en France). C'est pourquoi il souhaiterait connaître les organismes qui ont été chargés de distribuer et de gérer ce fonds ainsi que les règles de redistribution au bénéfice des centres équestres.


Texte de la réponse

Le fonds « équitation » est depuis 2014 un fonds privé régi par une représentation de la filière des centres équestres. La convention de gestion du fonds ayant été signée par la fédération française d'équitation (FFE),  le groupement hippique national, la fédération nationale du cheval, les deux sociétés-mères de courses et la fédération nationale des courses hippiques. Le fonds est abondé par les sociétés de courses et les dossiers sont instruits au sein de la FFE. Les choix de répartition des dotations du fonds ne relèvent pas du Gouvernement.

 


Date: 11/10/2017    

 
TECHNICIEN DENTAIRE EQUIN - V.A.E.


Question N° 610 de M. laurent Furst

Question publiée au JO le : 08/08/2017 page : 4060
Réponse publiée au JO le : 10/10/2017 page : 4834

Texte de la question


M. Laurent Furst appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la reconnaissance de la profession de technicien dentaire équin. La publication au Journal officiel du décret n° 2016-1374 du 12 octobre 2016 fixant les compétences adaptées à la réalisation d'actes de dentisterie sur les équidés et de l'arrêté du même jour relatif aux connaissances et savoir-faire associés aux compétences adaptées à la réalisation d'actes de dentisterie sur les équidés a permis de lister les savoir-faire et compétences nécessaires pour cette pratique, précisant ainsi cette profession. La profession de technicien dentaire équin sera donc soumise à agrément à compter du 31 juillet 2019. Pourtant, plus de dix mois après la publication de ces textes réglementaires, la profession de technicien dentaire équin n'est toujours pas référencée au sein du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Il souhaite savoir quand ce référencement sera effectif. Par ailleurs, l'annexe à l'arrêté du 12 octobre 2016 précise que la fédération française des techniciens dentaires équins (FFTDE) délivre le diplôme de technicien dentaire équin. Il revient au GIPSA (groupement d'intérêt public formation santé animale et auxiliaire vétérinaire) de procéder à la validation des acquis d'expérience. Il souhaite donc savoir si la FFTDE, dont certains de ses adhérents et membres des instances dirigeantes dirigent des centres de formation aux soins dentaires équins, est en droit de valider les acquis d'expérience avant transmission des dossiers des demandeurs au GIPSA comme elle indique le faire.

Texte de la réponse

Le groupement d'intérêt public formation santé animale et auxiliaire vétérinaire (GIPSA) est composé de deux membres : le syndicat national vétérinaire d'exercice libéral et la direction générale de l'enseignement et de la recherche du ministère de l'agriculture et de l'alimentation. La convention de création du GIPSA prévoit dans son article 19 la constitution d'une commission nationale de certification. Au sein de cette dernière, une commission de certification, dédiée au titre professionnel « technicien dentaire équin » délivré conjointement par le GIPSA et la fédération française des techniciens dentaires équins (FFTDE), a été créée par décision de l'assemblée générale en février 2017. Ce sont bien ces porteurs conjoints du titre professionnel « technicien dentaire équin » qui peuvent déposer auprès de la commission nationale de la certification professionnelle une demande d'enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles. Le traitement des demandes des professionnels en vue de l'obtention du titre « technicien dentaire équin » par la voie de la validation des acquis de l'expérience (VAE) relève des certificateurs, le GIPSA et la FFTDE, et non d'un membre de la commission de certification dédiée au titre professionnel. Enfin, un organisme de formation peut, dans son offre de prestation, proposer un accompagnement à la constitution d'un dossier pour la prise en compte de l'expérience acquise. Cet accompagnement n'a pas valeur de validation du dossier de demande de VAE.   


Date: 09/10/2017    

 
lu pour vous

Protection animale.


Flore Le Maoût, étudiante en master 2 du droit de l'environnement et en formation en vue de l'obtention d'un diplôme universitaire en droit animalier, a rédigé un texte de loi fictif sur le renforcement de la protection animale.

Cavalière et propriétaire d'un trotteur, elle s'est intéressée au bien - être du cheval de courses.

Le texte, avec ses références aux législations étrangères, est très original et donne à réfléchir :

    https://www.slideshare.net/slideshow/embed_code/key/2gjjBtV12jd8ec   


Date: 06/10/2017    

 
LE REGISTRE DES ACTIFS AGRICOLES




  Le décret n°2017-916 du 09 mai 2017 a créé le « registre des actifs agricoles » (pour les différencier des « fainéants » ?)
Créé en 1988 avec la Loi de modernisation, il aura fallu près de 20 ans de gestation pour une entrée en vigueur au 1er juillet 2018.
Tous les agriculteurs, exploitants à titre principal ou secondaire, y compris les cotisants solidaires seront gratuitement inscrits au registre géré par les chambres d'agriculture. L'idée directrice est de définir « l'agriculteur professionnel » (catégorie qui intéresse nos activités équestres) qui seul, pourra à terme bénéficier des aides publiques.  

Décret n°2017 : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/AGRT1712994D/jo/texte  

En savoir plus : article L311-2 du Code Rural :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071367&idArticle=LEGIARTI000006583306&dateTexte=&categorieLien=cid    


Date: 02/10/2017    

 
DEFINITION DES AGRICULTEURS PROFESSIONNELS DU CHEVAL

Question N° 276 de  M.Thibault Bazin

Question publiée au JO le : 01/08/2017 page : 3969
Réponse publiée au JO le : 19/09/2017 page : 4459

 Texte de la question
M. Thibault Bazin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la nécessité d'apporter une définition précise des agriculteurs professionnels du cheval. Alors que des avancées ont été apportées ces dernières années par la loi sur le développement des territoires ruraux de 2005 qui avait permis d'obtenir la reconnaissance du statut agricole à la plupart des activités de la filière équine, la réforme de la PAC 2010 qui avait permis aux détenteurs d'équidés de bénéficier de nouveaux soutiens sur leur SAU liés aux droits à paiement unique, et enfin l'éligibilité à la PAC 2015 qui vient d'être obtenue pour les exploitants agricoles de fermes équestres, cette définition précise fait défaut. Sachant que ces professionnels valorisent les surfaces agricoles, animent les territoires, protègent la biodiversité et le bien-être des équidés, maintiennent l'emploi en milieu rural, la reconnaissance de leur rôle est essentielle. Il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour que cette définition soit enfin précisée afin que ces professionnels puissent être définitivement considérés comme tous les autres agriculteurs professionnels, indépendants, autonomes et responsables de leurs exploitations.

Texte de la réponse
La création d'un statut professionnel de l'éleveur de cheval a fait l'objet de discussions au sein du comité filière de l'institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) créé, en 2015, pour être l'enceinte de discussions entre les acteurs socioprofessionnels de la filière et les pouvoirs publics afin de contribuer à la définition et à la mise en œuvre d'une politique d'orientation de l'élevage et de l'utilisation des équidés. Malgré l'intérêt marqué par certaines organisations membres de ce comité pour définir un tel statut, le comité filière n'a pas souhaité reprendre à son compte cette proposition dans son rapport final, présenté au conseil d'administration de l'établissement en mars 2017, considérant qu'une telle mesure n'était pas adaptée pour la filière. Bien que regrettant les distorsions de concurrence éventuelles entre éleveurs amateurs et professionnels, les membres du comité filière ont estimé que ces distorsions résultent de l'existence d'une taxe sur la valeur ajoutée trop élevée, imposant aux éleveurs professionnels de restreindre leurs marges pour s'aligner sur le prix de vente d'un cheval produit par un amateur qui, lui, n'est pas assujetti à la TVA. Le comité filière estime ainsi prioritaire, pour aider les éleveurs d'équidés, d'obtenir une révision de la directive TVA afin de rétablir l'application d'une fiscalité réduite sur la vente des équidés. Le ministère chargé de l'agriculture est favorable à défendre le retour à une fiscalité plus favorable aux acteurs de cette filière. Une telle évolution serait de nature à créer une nouvelle dynamique pour la filière équine dont l'impact économique, social et sportif est très significatif sur l'ensemble du territoire et en particulier dans les zones rurales. 


Date: 30/09/2017    

 
Lu pour vous

Lu pour vous.


Une bonne nouvelle pour l'IFCE :  « Les objectifs sont atteignables sur les cinq prochaines années, mais ils exigent de la part de l'établissement un pilotage plus prescriptif, des directives plus affirmées de la part des administrations de tutelle, et une collaboration sans faille de la filière, tant équine que sportive. »

Rapport de mission interministérielle de conseil n°16076 CGAAER - IGJS Mai 2017
Enjeux

L'IFCE a été conçu en 2010, par la fusion des anciens Haras nationaux et du Cadre noir, pour fournir un appui à l'ensemble de la filière du cheval et de l'équitation. Si les sept premières années de fonctionnement ont abouti à des résultats incontestables au regard des objectifs affichés, la Cour des comptes a cependant produit en 2016 une analyse critique.
Le deuxième contrat d'objectifs et de performance (COP 2014-2017) prévoyait qu'une mission interministérielle évaluerait l'adéquation entre les prestations de l'IFCE et les attentes de ses différents partenaires, et identifierait les pistes d'amélioration et leurs conditions de mise en œuvre.

Méthodologie

Compte tenu de la diversité des acteurs de la filière, la mission a réalisé plus de 130 entretiens. Elle a visité les sites de Pompadour, Saumur, Le Pin, Saint-Lô, Rosières-aux-Salines, le Lion d'Angers, ainsi que le parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron (Loiret), site central de la FFE.

Compte tenu de la forte prégnance des enjeux de personnel dans la vie de l'IFCE, la mission a également rencontré les organisations syndicales de l'établissement. Pour mettre en perspective ses analyses, la mission s'est également appuyée sur les enquêtes et rapports antérieurs de la Cour des comptes, du CGAAER, et de l'IGJS.

Résumé

L'appui de l'IFCE à la filière équine repose d'abord sur une base de données informatisée performante, le SIRE, qui enregistre les mouvements affectant tous les équidés de France et conditionne le développement à venir de la génomique du cheval.

L'IFCE concourt aussi au fonctionnement des sociétés-mères comme la SHF et la SFET, ainsi que des associations de races. L'institut développe, en liaison avec l'INRA et certaines universités, des activités de recherche et d'expérimentation appréciées. Il offre enfin un catalogue de formations vaste mais peu adapté.

L'activité équestre est essentiellement portée par l'école d'équitation située à Saumur et dont le corps enseignant est le Cadre noir qui est inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité de l'UNESCO.
Ce corps devrait être doté d'un statut d'emploi et de directives claires sur ses différentes missions. De même, les cursus de formation conduits à Saumur devraient être rationalisés pour correspondre réellement à l'offre d'emploi du secteur. Enfin, les relations avec la fédération délégataire devraient permettre de mieux accompagner le sport de haut niveau.
La gouvernance de l'établissement est rendue difficile par le nombre des activités et par la dispersion des sites, ce que reflète d'ailleurs un organigramme lourd. La gestion de l'IFCE (ressources humaines, recettes, dépenses et patrimoine) s'efforce de répondre à l'objectif de redimensionnement assigné par la tutelle. Il en résulte un effort de recentrage sur des sites moins nombreux, et, au fur et à mesure des départs et des mobilités, une diminution des effectifs. Pour l'avenir, la mission énonce les recommandations suivantes :

atteindre par une politique de ressources humaines plus active et axée sur la mobilité, le niveau d'adéquation raisonnable des effectifs aux missions et aux besoins ; achever le redéploiement territorial des sites et des implantations qui demeure souvent théorique dès lors que des activités s'y poursuivent et qu'un personnel y demeure affecté ; revoir les dispositions relatives au Cadre noir et à ses formations, donner un statut d'emploi aux agents du Cadre noir ; refonder sur une base claire les relations entre l'IFCE et la FFE ; revoir l'offre de formations tant agricoles que sportives en se concentrant sur les seules formations diplômantes et professionnalisantes ; orienter l'IFCE dans la voie d'un institut technique.

Ces objectifs sont atteignables au cours des cinq prochaines années, mais ils exigent de la part de l'établissement un pilotage plus prescriptif, des directives plus affirmées de la part des administrations de tutelle, et une collaboration sans faille de la filière, tant équine que sportive.

Lien vers le rapport :    Évolution de l'Institut Français du Cheval et de l'Équitation (PDF, 1.22 Mo) 

 


Date: 26/09/2017    

 
CODE DU SPORT 26/09/2017

CODE DU SPORT

 

Le décret 1269 du 09 août 2017 publié au JO du 11 août modifie les dispositions de la partie réglementaire du Code du Sport.

 

Il est à lire tête reposée…

 

-          Il généralise la dématérialisation de la publication des décisions réglementaires prises par les fédérations sportives.

Il précise et corrige certaines des dispositions du règlement disciplinaire type, il énonce les conditions de délivrance de la carte professionnelle d’éducateur sportif et élargit la liste des bénéficiaires éligibles aux subventions attribuées par le Centre National pour le développement du sport (CNDS).

 

 

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/8/9/SPOV1707521D/jo/texte

 

 


Date: 15/09/2017    

 
IDENTIFICATION DES EQUIDES : UNE MISE EN CONFORMITE AVEC LE REGLEMENT EUROPEEN

L'arrêté du 7 septembre 2017, publié au JO du 9 juillet modifie les délais de mise à jour des informations liées à un équidé, le nouveau délai est de 30 jours pour informer le fichier central et de 8 mois après la naissance pour le détenteur d'un poulain, pour déposer la demande d'identification.

Ce décret supprime l'habilitation pour l'exercice de l'activité d'identificateur, les personnes l'exerçant n'ayant plus qu'une obligation déclarative auprès de l'IFCE. Enfin il impose aux vétérinaires d'informer , dans un délai de 14 jours, l'IFCE de l'exclusion de la consommation humaine d'un équidé.   https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/9/7/AGRG1714531D/jo/texte 


Date: 13/09/2017    

 
REGISTRE PUBLIC D’ACCESSIBILITE

Les centres équestres et écuries de propriétaires sont des établissements recevant du public (ERP) répertoriés en 5ème catégorie.

A compter du 30 septembre 2017, ils devront obligatoirement disposer de ce document conforme au décret n°2017-431 du 28 mars 2017. Complément du registre de sécurité incendie, c'est un auto-diagnostic qui liste et met à jour les éléments accessibles aux personnes handicapées au sein des installations. Il doit être laissé à la disposition du public (JO du 30 mars 2017) 



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Patrick de Chessé

Avocat Honoraire Instructeur d'équitation (BE 2)


Claudine Eutedjian

Avocat au barreau d'Aix en Provence


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